ET DU TRACÉ DE» MAGASINS D’EXPLOITATION DU CHEMIN DE FER
La petite ville de Cloyes 'dont la population ne s’élève guère*
(ju a 2,000 babitans et qui avant la révolution n’était qu’un village sans importance, a pris, depuis cette époqtle, un essor commercial qu’elle doit en grande partie à la nouvelle division politique et administrative de la Fi ance. Comme elle se trouve située sur la limite du département d’Eure-et-T oir et de Loir-et-Cher et sur la limite des provinces du Peruhe et de la Beauce, cette position en a fait un véritable rendez-vous pour les échanges des produits de ces deux départeinens : aussi les jours de marché les rues de Cloyes sont plus encombrées que ne le sont ordinaire-^ ment les rues les plus fréquentées de Paris. Son marché est abondamment approvisionne et il s'y fait un commerce considérable en céréales, volailles, gibiers de toute espèce et en légumes d’excellentes qualités qu’on y apporte de la ville de Vendôme.
On estime qu’il s’y vend de 4 h 5 ,ooo tonnes de céréales et 1,000 tonnes de gibier, volailles, beurre, leufs. f omage, etc. Il y a dans Cloyes et dans les enviions cinq à six moulins h farine et à tan: ces usines sont mal construites et les eaux du Loir sont mal utilisées; mais quand on voudra se donner la peine de les réparer con- •
venablement on obtiendra sans difficulté un effet utile quatre fois plus grand. On pourra aussi construire de nouveaux moulins ou ajouter un certain nombre de tournansà ceux qui existent déjà , ce qui permettra à la ville de Cloyes d’entreren concurrencepour la fourniture des farines nécessaires à la ville île Paris. Nous ne devons pas omettre de dire ici que la contrée de Cloyes fournit des grains d’une qualité supérieure pour la semence et que c’est elle qui, depuis un temps immémorial, fournit une bonne partie de la quantité nécessaireà rensemencemeutdes plaines de la Beauce.
Tous ces motifs ont déterminé l’auteur de ce projet à établir h Cloyes des magasins, un atelier et un bureau qui seront semblables à ceux de Bonueval,