‹ Projets de jonction de la Loire et de l'Yonne: le canal de Cosne à ClamecyChapitre 2 sur 63 · Art. VIII du même édit · texte numérisé non relu

Art. VIII du même édit

ont été faites au sujet des difficultés et des risques qui se trouvent dans la navigation sur la rivière de Loing, depuis Montargis jusqu'à la Seine, pour la conduite des bateaux et des marchandises qui viennent par la rivière de Loire jusqu'à notre bonne ville de Paris, par les canaux d'Orléans et de Briare, de sorte que lesdits bateaux et marchandises destinés à produire une plus grande abondance pour notre bonne ville de Paris, estant en péril dans les pertuis de ladite rivière de Loing, et plusieurs y faisans naufrage, nous avons par arrêt de nostre conseil du mois de juin 1716 ordonné la visite de ladite rivière de Loing et que les réparations pour en rendre la navigation plus facile seroient faites; mais depuis nous avons esté informés que les ouvrages ne facilitent presque pas la navigation de ladite rivière de Loing, laquelle dans différents temps de l'année se déborde avec impétuosité et n'a plus de lit, les endroits qui ont esté fouillés, curés avec le plus de soin et de travail se comblent de sables, terres et graviers, de manière que les bateaux, les eaux estans diminuées, ne peuvent plus passer et ils sont en grand danger quand les eaux sont grosses, parce que ladite rivière n'a plus de lit et se répand dans les terres et dans la campagne, et lesdits bateaux se perdent souvent, ainsy que les marchandises et les hommes qui les conduisent, aux pertuis ou retenues d^eau par le saut que leurs bateaux font en y passant *. » Il fallait, par suite, en cas d'accident, recourir aux mariniers du pays, qui se faisaient payer très cher, acheter aux meuniers et propriétaires de moulins Teau qu'ils retenaient dans leurs vannes ; la traversée durait souvent cinq ou six semaines au lieu de deux ou trois jours ; de l'aveu même des intéressés, la navigation était annuellement

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