Arch. nat., X*» 8723, f
4 LA JONCTION DE LA LOIRE ET DE l'yONNE
suspendue pendant trois ou quatre mois*. Enfin seulesles régions avoisinant la Loire pouvaient facilement et économiquement utiliser cette voie de communication. Quant aux pays plus éloignés, les frais de charroi et de transport revenaient à un prix très élevé.
Cet inconvénient était surtout nuisible à une région qui était le grand centre d'approvisionnement de- Paris pour le bois : le Nivernais et le Morvan, où de vastes forêts étaient exploitées tant pour le chauffage que pour la charpente. Jetées dans des ruisseaux dévalant de la montagne, les bûches, marquées au chiffredes propriétaires ou des marchands, étaient, à leur arrivée à Clamecy ou à Coulanges-sur-Yonne, arrêtéespar des barrages, triquées et empilées sur les ports ;; puis, réunies entrains de boisavec les poutres réservéesà la charpente, elles étaient par l'Yonne et la Seine,, dirigées vers Paris ^.Ne serait-ce pas développer utilement cette florissante industrie que de lui faciliter Taccès de la Seine par un canal qui traverserait la partie la plus cultivée du Nivernais ? Outre les bois, ne pouvait-on pas espérer tirer un avantageux parti des. vignobles renommés, des forges alors florissantes, du chanvre, du lin cultivés dans les vallées de la Piiisaye?
Cette partie du Nivernais se prêtait particulièrement à l'ouverture d'un canal qui faisant communiquer la Loire et l'Yonne, servirait à écouler les produits du sol, et permettrait aux bateaux descendant la Loire d'éviter la navigation pénible de ce fleuve entre Cosne et Briare, en suivant la nouvelle voie fluviale qui emprunterait le cours du Nohain.
Cette dernière rivière prend sa source dans les étangs