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gation cesse fia juillet jusqu'à la moitié d'octobre. Il lui faudra rendre l'Yonne navigable; cependant il n'hésite pas à demander un canal qui ne chômera jamais ; un homme qui ose proposer des choses de cette espèce ne mérite pas seulement d'être écouté *. »
L'accusation d'avoir toujours cherché à nuire au commerce et au transit du canal de Briare émut vivement Amelot. Il s'empressa d'adresser au Parlement une nouvelle requête, afin qu'il lui fût donné acte qu'il ne lui avait pas été « accordé la faculté de recevoir les marchandises qui viennent par les rivières de Loire et d'Allier que peuvent recevoir les canaux d'Orléans, de Briare et du Loing, mais seulement la faculté de recevoir les marchandises du Nivernais, de la Puisaye et du Morvan, pour être portées à Paris et dans les provinces de l'Orléanais, Tours, Anjou, Poitou et ports de Bretagne » ; il demandait aussi qu'on lui donnât acte de son oflfre de restituer le quadruple des droits perçus» sans compter les dommages-intérêts, en cas de contravention.
Cette requête infirmait une partie du mémoire du duc d'Orléans. On ne pouvait plus accuser Amelot de vouloir nuire aux canaux déjà existants. Fallait-il donc abandonner Tafiaire, ou laisser le Parlement prononcer, peut-être en sa faveur? Les conseillers du duc n'y songèrent pas. Mais ils déplacèrent la question, et tout ISur effort porta à démontrer l'inutilité absolue du caùal de Gosne. Ce fut l'objet d'un nouveau mémoire en tête duquel on plaça une carte gravée par d'Anville et représentant l'état exact des vallées de l'Yonne et de la Loire, et la situation respective dçs canaux de Briare, du Loing, d'Orléans et de Cosne.
Pour ce faire, on reprit à nouveau le mémoire