I. POINT
Lb tribut de notre amour doit se mesurer
«sur le nombre et la grandeur des bienfaits
que nous recevons. Ainsi , nous devons à
Dieu un âihour sans borne , parce que Sôff
bienfaits sont infinis. Or, M. F., les rois
.sont les dieux de la terre , moins encore par
l'étendue de leur puissance , que par la mul-
. tiplicité des bienfaits qu'ils répandent sur les
peuples. Ea effet, continuellement occupés
de la sûreté publique , le souverain veille
sans cesse pour écarter tout ce qui pourroit
la troubler. Sa main est armée du glaive de
la justice pour repousser les entreprises des
méchans et punir leurs attentats. Il porte la
balance de Téqaité , dans laquelle il pèse sans
Sf
366 pour le XXIL Dimanche passion les intérêts divers de ceux gtfe h providence a confiés à ses soins. Le dtoyen '-^ fortuné dort tranquillement à l'onSyrt ^ du trône et sous la protection de la. \m, ^^ tandis que le piînce veillé sur lui avec les ^ tendres inquiétudes d'une mère pour un fib ^ chéri. La sûreté de ses sujets fait son unique ^ soin. Lorsque leurs besoins l'exigent » il ahanr donne , sans balancer , la foule des plaisirs qui renvironnent, pour courir à leur tête dé- i fendre leurs vies et leurs possessions, content de répandre tout son sang pour épargner celui d'un peuple qu'il porte dans son cœur. Ses jours sont consaciés tout entiers à l'intérêt public. Cest sous la sauve - garde de son autorité que le laboureur sème avec confiance dans l'entière certitude de recueillir îc fruit de ses peines et de ses travaux ; que le négociant quitte le sein de sa patrie et de sa famille pour aller chercher la fortune au-delà de Timmense étendue des mers; que le foiljle est k couvert de l'oppression des puissans, et que ceux-ci jouissent paisiblement de leurs honneurs et de leurs richesse». Il tient dans sa main le bien de la veuve et de l'orphelin ; il le soustrait a la voracité de l'injustice. Si la calomnie ose répandre son souffle empoisonné sur nous , et couvrir notre front d'opprobre et d'ignominie , il la réprime avec force, et nous assure le repos ,
après la Pentecôte. 867
honneur et la vîe. L'accès de son trône est Sicile : nous pouvons nous en approcher aiément ; il y est assis comme un père qui lous aime, toujours prêt à nous donner des lecoiirs et des soulagemens. Enfin la vertu trouve dans la personne du prince un défènseur, l'innocence opprimée un vengeur, Le Grime un ennemi' impitoyable et un juge inflexible.
Tebsontlesbienfaifs magnifiques que nous tenons de ceux qui nous gouvernent. Que de titres, pour leur assurer notre reconoissance? Seroil-ce assez de la vile dépendance d'un esclave ou d'un mercenaire, à TégarJ de ces dieux tutélaires placés entre nous et l'Etre suprême, pour être les instrumens de sa providence, les rainisfres de sa justice et les canaux de ses bienfaits ? Lâches et meprisâbiôS ^Sujets' qui ûô CéuGz qa''a îâ fôrcS",. ïivez-vous donc oublié ces belles paroles de L* Apôtre : Soyez soumis par incliualion , par devoir, et non par crainte ; obéissez à yos maîtres dans la simplicité de votre ame , comme à J. C. même; servez-les de bon cœur et avec amour , comme si vous serviez le Seigneur , et non les hommes ? Malheur aux âmes de boue , qui dégraderoient par d!autres sentimens leur obéissance au souverain ! Ce ne seroient pas des chrétiens ; ce ne seroient
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pis des français; et ils auroieat aussi fea