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CHAPITRE IL

LE PROLAPSUS GENITAL

Le prolapsus génital non consécutif à l’amputation périnéale du rectum a été longuement étudié. Ses causes ont été soigneusement enregistrées et ramenées à plusieurs étiologies, à savoir principalement : un état diathésique altérant la qualité des tissus; un état physiologique : l’atrophie sénile; un état pathologique : l'infection de l’appareil génital, et souvent aussi une cause obstétricale.

Ce prolapsus génital, dont la cure se confond avec celle des grandes cystocèles vaginales, a vu préconiser de nombreux procédés opératoires. Karl Jonard, dans sa thèse de 1953, les passe successivement en revue. Nous pouvons les reprendre rapidement, car nous aurons à nous en inspirer partiellement dans le prolapsus génital après amputation périnéale du rectum, tenant compte alors de ce que nous aurons été obligé, dans cette opération, de sectionner les releveurs et que souvent y sera associée l’ablation de la cloison recto-vaginale.

Donc, dans le prolapsus génital, où l’amputation périnéale n'entre pas en ligne de compte, nous trouvons un des moyens de réduction suivants

— L'histéropexie directe : Fixation de l'utérus à la paroi abdominale, Terrier pratiquant l'hystéropexie isthmique, Kocher suturant la matrice dans l'épaisseur de la paroi.

— L'hystéropexie indirecte : Suspension de l'utérus par les ligaments ronds, ou plus rarement les ligaments utérosacrés, accompagnée de colpo-périnéorraphie dans les petites cystocèles, ce qui est insuffisant dans les grandes.

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—— La fixation du moignon du col après hystérectomie subtotale par des techniques différentes employées par Jacobs, Delassus, Hautefort. |

— La voie basse, où deux procédés sont à retenir :

1° L'interposition vésico-vaginale de l'utérus : C'est l'opération de Schauta, qui a été et est d’ailleurs peu pratiquée en France;

2° L'opération sur le périnée : Colpectomie avec myorraphie. ;

Dans le traitement des grandes cystocèles, il nous faut noter

— L'opération de Le Fort : Elle consiste à faire un large avivement des parois vaginales, que l’on accole sur une large étendue, ne ménageant que deux pertuis latéraux pour l'écoulement des sécrétions vaginales.

— La colpectomie totale : C’est le procédé de Muller, vulgarisé en France par Savariaux et Dujarier. On supprime le vagin en disséquant deux lambeaux vaginaux, on décolle la vessie, on ampute le col, enfin on termine par un enfouissement progressif de l'utérus de haut en bas.

— L'hystéro-colpectomie : Opération mutilante, puisqu’elle exige la suppression de l'utérus et réduit presque en - totalité le vagin. Opération réalisée par Fritsch, reprise en France par Chaput et Pozzi, recommandée par Lapointe.

— La cysto-hystéropexie par voie haute (Prof. Marion) : Cette opération comprend plusieurs temps que nous n’allons faire qu'énumérer rapidement, de façon à revoir ia technique employée

a) Mise en place de deux sondes urétérales dans les uretères; b) Laparotomie médiane sus-pubienne;

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c) Incision du cul-de-sac vésico-utérin;

d) Décollement de la vessie, de l’utérus et du vagin;

e) Suture du bas-fond vésical à la partie supérieure de la partie avivée de l'utérus;

j) Fermeture du péritoine du cul-de-sac:vésico-utérin;

g) Fixation de l'utérus à la paroi abdominale;

h) Suture du péritoine pariétal;

i) Suture des muscles;

1) Réparation du périnée postérieur.

Cette dernière technique est préconisée par Karl Jonard, qui y voit l'opération type.

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