TROISIÈME STADE DE LA MÉTAPHYSIQUE
Passage pratico -dogmatique au surseDsible.
Avant tout il ne faut pas perdre de vue que, dans ce traité, où l'on s'est conformé au programme de l'Académie, la métaphysique est uniquement envisagée comme une science théorique, ou, suivant une dénomination habituelle encore, comme une métaphysique de la nature. Sa marche vers le sursensible ne doit donc pas être entendue comme un acheminement à une science rationnelle, moralement pratique, qu'on peut appeler une métaphysiqne des mœurs, puisque ce serait confondre des choses d'ordres tout différents (fAtTà6a<wçaç&X>voyévoç), quoiquo la dernière métaphysique ait aussi pour objet quelque chose de sursensiUe, la liberté, non quant à ce qu elle a de naturel, mais
372 PROBftÉS m LA MÉTAPHYSIQUE
pa|>i«q3qpartiàiEét]ui) sert en elle defandem^it pratique kf li'qcitiûai) et à iliomidsjion .
^ >«t'riri6bM«îo'iitfé}^àuivant toutes les investigations du deuxième stade, ne peut absolument pas se trou- I^P^ÀiiSJlèi tttondë'Séttyible, quoiqu'il doive nécessail^iltént-êti^^àdirilfe'.^MâiSll^'ya point de connaissance thôéttc^cWiôgtMâtî^ttlei*^ (noumenorum non
Mm^^cl^fàÈ)K^\iwpi^jgc^^^^^^ de la
métaphysî^iiér^yéttïlitedOflè 'Contradictoire, et ce troi- ^titôi«tââé^6t^e i)ib^iiibla; hk j -*ittàSà^J>àiiÉ« fêfe^hbtidiia^rMîVës à la connaissance dë1໫àl?û^e;'^tféH^*^ti^ëh «àMt'Fè^ nous en trouvons une d'un caractère particulier : c'est que nous pouvons concevoir par la raison que quelque chose
est dans4'|p^i^,^^g. qP]a,fipu}«i](W'aS^^ »^"s ^^^^^ mis dans la ^sofipn, ,pj^^,^jst ,p^.s, à^proj^r^^^ dire une partie constitutive de la connaissance de Tobjet, mèàk> G^j^dffit lin ^tÊis^ ^m fbttdeoietit iée connsds- Éàic^f^atmé^pm toi<âÉ$mi.iCl& Éi^fetf^bidonc bien à k^e^râ[d^iânoe)gfiéottIè^îv^|ui«ii^âiti^^ qû^«J[fe&ëiédît|)é^dog4natiquà^Mle^i^lJsi^«ioti^ /ft«i(|/iRr^^ll04^4ià<iiif^^^ objbt de
iy&ip(^ii)^èi<Si'e^^éoi^ mm n^iottdmâaJsinQiitèç^linon ubë^nmktfttlfrâb^é&d^arié^icmiMbit^ê deilà i^y^ctore
dike'qiiâibellaitJuiî^éiaitieoQBniie paifiEpdiMwègièJsàicoif^ qu6%3làalucei ayantt )faii dftBjytMBf) et Âèç <éPdûlà»A^m, nj&tàiQmsw^oéSi filer a/opi^ipbiiriientenfiBapmlBiisjf^ cèfilesiipaâiunelprèuUo qpe> la; dausc^méoie.^jilubléi al
IMBPUIS LEiBNiZ ET WOLF. }ff^^
produits ait eu le dessein de former cette struetâure d'après le but indiqué, dessein qu'en effet on ne p^i^ çoit pas^que nous ne supposons dès lors que par voie ()§ raisonnement, afin seulement de reconnaître une fi-n nalité dans de tels objets.
Nous avons donc une notion d'une téléologie de la. nature, et même a priori^ parce que nous ne l'introduisons pas d'ailleurs dans notre représentation dçs objets naturels, mais parce que nous avons dû la tirer y,^ quement de cette Intuition empirique. L^^po^b^ô a priori Ab ce mode de représentat^pp^^li^^^'fi^^pjÇjif^ dant pas encore une conna«saflq}>.^.ft>fl^>4ftgq;SpFi ce que nous constatpns)'lAl iiottsrimdmes tifïekfM:iiUÀd6 liaison 8uiYaotidas'fhiS)lwà«l*^rt*/wï(r')/(nc} tu'Kj '^IIm
Q«icdqtie') faBodootpÎBes^ >pl^'éico^ihé(dogi4iBësu^4^ fiMindAqr^e^ itt^sbieiri jainbis doi^^matilfijels^ ^^wgSh ^iii h)oms>lBÉeoDe fiRihûiiili botion^'ims^n^soD^ c^y^^^]^^ Fi!iM^ndilîqniaJéIiâa«f to^ié^iedeàifiàid^
pto«0àtd^afis lèf t^ô^ibièifl(%iiel; » (iidmàic) ieausalité pncoiiH dîOiMii^asânisjjèiènteiiti^^ sbtÎMiqiiiiîlar.été^atta-qudovpar^leiscdpiidîsiliei) nraifiripds irâfflléfilIoepeAdiAt;^ et avec elle la notion d'une fin. Celle-ci .iKoiiaafielitBq vakqpit'iiifefitllgiilidi^ {Mraiiqiiè inévitables quDtNJluédalréa&^itibjédtiVejœdau»^» esD^éntéirab^elié éejtduieiiikia^^ IKâaHobjetsIiâoiïDé^oé donçasi» iittipiliiissupaboéOiàBfra&l firmée tbéoriquement^d!une>nipiiièr£ idogHtatiqoév-vw^ I ji6Mte]fiil)SUpiiè0mf6$tiJ«r)8Oi»ten^ lâeavii^» ]^rai9on pràtiq»Oii«qp/taBi^^«i'itiie6i^i{Ofisii>le(idan8(il^(fp(»^^ Mais! i) ne ^oiti {iiBëti^ eterché ] U9èqifefta»nt,< dahiso of^
que la nature peut procurer, dans le bonheur (qui est la plus grande somme possible de jouissance), mais dans ce qui est le plus nécessaire, à savoir la conditioa sous laquelle seule la raison peut reconnaître le bonheur h des êtres raisonnables, c'est-à-dire aussi dans leur conduite la plus conforme à la morale- Cet objet de la raison est sursensible ; c'est un devoir d'y marcher comme à une fin dernière. Il est indubi* table qu'il doit y avoir un stade de la métaphysique pour ce passage, et dans ce passage un progrès. Cependant c'est chose impossible sans théorie, car la fin n'est pas entièrement en notre pouvoir ; nous devons donc nous faire une notion théorique de la source d'où elle peut provenir. Une théorie de ce genre ne peut cependant avoir heu d'après ce que nous connaissons dans les objets, mais en tout cas d'après ce que nous y mettons, parce que l'objet est sursensible. — Celte théorie n'est donc possible qu'au point de vue pratico-dogmalique, et ne peut garantir à l'Idée de fin dernière qu'une xéaHté objective stiffisante à cet égard. Quant à la notion de fin elle est toujours de notre façon, et celle de fin dernière doit être donnée a, priori par la raison.
Trois de ces notions factices^ ou plutôt théoriques, sont des Idées transcendantes, quand on les traite par la méthode analytique, à savoir le sursensible m nous, aiHclessus de nous, et après nous.
V. La liberté^ dont le commencement doit exister parce que nous ne connaissons {a priori^ par conséquent dogmatiquement, mais seulement dans un but
pratique, qui seul rend la fin dernière possible) de ce sursensible des êtres cosmiques, que les lois, sous le nom de lois morales, suivant lesquelles V antinomie de la raison pratique pure doit être en même temps reconnue comme autocratie ^ c'est-à-dire comme faculté d'accomplir encore ici-bas ces lois (ce qui concerne la condition formelle de cette faculté, la moralité), malgré tous les obstacles que les influences de la nature peuvent exercer sur nous comme êtres sensibles, mais grâce à notre condition d'êtres intelligibles que nous sommes en même temps. Cette faculté est la/b/ en la vertu comme principe propre à nous conduire au souverain bien en nous,
2* Dieu, le principe universellement suffisant du souverain bien au-dessus de nous, qui, à titre d'auteur du monde moral, subvient aussi à notre impuissance par rapport à la condition matérielle de cette suprême fin d'une félicité d'accord avec la moralité dans le monde.
3** U immortalité, c'est-à-dire la continuation de notre existence après nous, comme enfants de la terre, avec les conséquences physiques et morales à l'infini qui résultent de leur conduite morale.
Ces moments delà connaissance pratiquement dogmatique du sursensible, établis d'après une méthode synthétique, ont tout juste leur point de départ dans le possesseur illimité du souverain bien primitif; ils s'a:vancent (par liberté) au dérivé dans le monde sensible, et finissent avec les conséquences de cette fin objective dernière des hommes dans un futur monde
intellig^blev sont donc systématiquen^fit liés dans cet ordre : Dieu, le libre arbitre et Timmortalité.
Quant à l'intérêt de la raison huiBaine dans la dértermination de ces notions par rapporta une connaissance réelle, il n'a besoin d'aucune prrave, et la mé* taphysique qui n'est devenue une question nécessaire que pour y répondre n'a besoin d'aucune justification pour y avoir travaillé sans relâche. — Mais à l'égard de ce sursensible, dont la connaissance est sa fin der^ nière, a-t-elle fait, depuis Leibniz et Wolf, quelque chose, qu'est-ce qu'elle a fait, et que peut-elle faire en général ? Telle est la question à laquelle il s'agit de répondre, si elle a pour but raccomplissement de la fin essentielle d'une métaphysique en général.