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2000 (2000 ap. J.-C.) ^^ =r 3.125.000 1500 m. c. -
Pour les époques antérieures au Christ, on voit combien G est faible : 10.000, 25.000. 33.000 âmes de plus par an. L'accroissement de population est facilement à la merci des épidémies, des guerres, etc.. La courbe réelle marquerait certainement, pour ces époques, de fortes oscillations autour de la normale. Pour les époques suivantes, l'accroissement s'accentue assez vite et atteint déjà près d'un million à l'époque contemporaine. Non seulement donc, pour les époques récentes, la courbe idéale se redresse plus rapidement, mais son allure est plus ferme, et la courbe réelle s'en écarterait certainement moins. En l'absence de données suffisantes sur celle-ci, l'indication a son utilité.
G représente d'ailleurs la différence entre la natalité et la mortalité. Il y aurait à savoir lequel des deux facteurs a le plus influé sur le mode de variation de P. Il est probable que c'est le second, et tout particulièrement la diminution de la mortalité infantile. Mais ceci nous entraînerait bien au delà du cadre de cette étude.
Pour revenir à la question d'où nous sommes partis, on voit ce que donnerait la formule pour des époques très anciennes :
t = — 2.000 (2.000 av. J--C.) P = 100 millions + s t = — 4.000 (4.000 av. J.-G.) P = 60 millions — s i = — 10.000 (10.000 av. J.-G.) P = 0
On se rappellera ce que nous avons dit des oscillations de la courbe réelle, qui, pour des époques aussi lointaines, seraient certainement très importantes par rapport aux chiffres absolus. Le dernier chiffre, par exemple, est certainement faux : l'existence del'homme sur la terre est bien antérieure à 10.000 ans av. J.-C. Mais on aura tout de même, par ce procédé, quelque idée de l'ordre de grandeur des chiffres cherchés.