‹ Prologue d'un règneChapitre 140 sur 177 · CHAPITRE X. 3oi · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 3oi

Enfin voici, pour compléter les détails du voyage, une dernière lettre du prince à Sonnaz.

« Deux fois, lui écrivait-il, nos postillons furent ensevelis sous les chevaux... En arrivant à Tours, mon pauvre courrier Santiago rit une telle chute, que je fus obligé de le laisser dans cette ville. Bartolino, mon valet de chambre, y a pris un affreux accès de goutte. Enfin, en partant de Chartres, ma vieille calèche qui portait Leurs Honneurs le colonel Isasca et le major Costa, versa si rudement, qu'elle fut entièrement brisée, et que ces nobles officiers furent tellement froissés Pun contre l'autre, qu'ils assurent avoir beaucoup souffert, le second surtout. Pour terminer le voyage, je les fis monter dans ma calèche et parcourus les dernières postes ù franc étrier, en la compagnie du sire de Robilant. Il fallait ça, sans quoi mes vieux amis, à la tête desquels je vous mets, ne m'auraient pas reconnu. »

« Il n'arrive qu'à moi, gémissait Sylvain en débarquant à Paris, de dégringoler ainsi la roche Tarpéienne juste au moment de mettre le pied sur les marches du Capitole. Quelle figure y vais-je faire, écrémé que je suis par cette maudite chute... Enfin, patience, nous voilà installés, depuis hier, 4 décembre, au Grand Hôtel de Paris, rue de Rivoli. Notre ambassadeur, le marquis Alfieri di Sostegno, y avait retenu, pour mon prince, un fort bel appartement. »

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