LE CAHREFOUR DU PUITS
tout c( de ne plus brûler les femmes, de ne plus les ensevelir vivantes, de ne point mutiler les hommes ou les femmes, et de ne point les traîner, sauf le cas de délit sur leur voirie...»
Deux cents ans plus tard, on n'enterrait plus les femmes vivantes, à Paris du moins, où la coutume atroce s'était pourtant perpétuée jusqu'au XV" siècle, mais on les brûlait encore. Quant aux hommes, on sait qu'il suffisait de baptiser « blasphème » une opinion religieuse un peu indépendante pour mériter le bûcher à ceux qui avaient le courage de la professer.
Et c'est pourquoi le «luthérien» Jean Fouan ou Fon^^n, un simple cordonnier, originaire de Tournay fut condamné à faire amende honorable, à être pendu à une chaîne de fer et finalement brûlé dit le Journal d'un bourgeois de Paris « au carrefour du puits Ste-Geneviève, » Il mourut « misérablement » c'est-à-dire sans se repentir, et son procès fut brûlé avec lui. Le malheureux avait été banni de Tournay comme sectateur de Luther, Il demeurait au faubourg St^Jacques « devant la boucherie » (1) (5 mai 1535) .
(i) Lebeuf, éd. Cocheris, Histuire de la ville de Paris, t. 2., p.
Cf. Bull., 1890, p. 269.
La place Maubert