‹ Promenade autour d'un tiroirChapitre 5 sur 21 · livre dans le cœur de Sylvia ; le devoir l'emporte, elle · texte numérisé non relu

livre dans le cœur de Sylvia ; le devoir l'emporte, elle

résiste ; mais l'enfant devient plus pressant, et comme

il n'est rien de tel que les agneaux amoureux pour

avoir des férocités instinctives, il cherche à piquer sa

jalousie :

Puisqu'il n'est pas possible De vivre près de vous l'existence paisible Que tout à l'heure, en vous écoutant, j'entrevis, Voulez-vous me donner du moins un bon avis ? L'autre jour, on m'a dit qu'à Florence il existe Une femme à laquelle aucun cœur ne résiste, Et dont le seul regard fait tomber à genoux ; « On la dépeint royale et pâle comme vous; Vous connaissez son nom sans doute : la Sylvie ! On ajoute de plus qu'elle mène une vie Somptueuse, et que tous viennent des environs, Heureux de se mêler à ses décamérons.

Comme elle doit goûter la musique câline Qui, sous un doigt savant, sort d'une mandoline, A vrai dire, c'était chez elle que j'allais.

j6 PROMENADE

Voyez-vous la nouvelle situation que cet incident amène dans le drame ? Sylvia enverra-t-elle Zanetto à Sylvia ?

Ce passant qui s'appelle amour, cet inconnu Dont la vue a rempli mon âme de tendresse, C'est à moi, bien à moi, que le destin l'adresse. C'est le bonheur qui passe, et je le chasserais? Non, c'est trop étouffer mes sentiments secrets Et je veux.

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