PERMET
PROMENADE AUTOUR DE L'ILE AUX COUDRES 23 à innocent qu'il est, malgré le nom] Il n’y avait que fort pen de temps ux qu'on lui a donné. hr ran égale- se ve gt sur le ventre, Guillaume ment que sa manie est d'adopt:r un|Tremblay contrefaisait le loup. les | caillou préférablement aux autres |marin de la manière la plus parfaite, lis- DNA Fregue “ge Los mr“ ot name Te or ge » il vient s'y placer, afin, | arrivant sur le rivage entendit les pu dirait-on, qu'on prenne les moyens|cris plaintifs et le clapotage de ce ion . le tuer, Quand les chasseurs de |singulier loup marin, vers l'endroit ; l'Ile ont eu & issanc è > | où devait êtr ns cai à” “de ee ee lost latte pro caillou, ils construisent à une portée | clairement. Parfaitemeut convaincu 4 de fusil, une embuscade avec des|que le véritanje loup-marin était 24% branches d'arbres, afin de l’appro-| monté sur un caillou, son cœur de suté cher, sans être aperçus. chasseur en bondit de es Nul - + ask arce Or, il y avait autrefois à l'Ile aux EL Los d rer à il re pp ellir Coudres deux vieux chasseurs, liég|2 ! 41e er d'av ; té br reté par l'amitié la plus franche depuis il “ pisé LG ei gi avoir été plus des qu'ils étaient capables d'aller faire | Mana! que ul, pent la guerre aux gibiers qui venaientse| Sans perdre un moment, il se mit laire promener sur l'Ile. Leurs noms en devoir d'approcher ce loup-ma- , de- étaient Guillaume Tremblay et Jean |rin, employant toutes les rases et e ce Brisson. Quand j'aurais une mémoire | les finesses d’"n chasseur qui conmer. de chat, il ne me serait pas possible | naît parfaite nent le grand art de nous de me rappeler combien de fois ils! tromper son gibier. Se glissant donc ir 16 | avaient êté de compagnie à la chasse | sur le rivage comme un serpent dans nton sur la chaîne-de-roche située à l’extré | l'herbe, il se hâta de se rendre à = les mité du bas de l'Ile et quelle quan- | l'embuscade avant que le jour se fut tité de gibiers ils avaient tués, car | fait. Pendant cette savante approche ver- ) x ed , a | APPCRUNS, mer- ilsétaientde très habiles tireurs, sur | Guillaume Tremblay, qui était sur leur tout Guillaume Tremblay. le caillou, continuait de s'évertuer t se S'étant un jour aperçu qu’un loup- de son mieux à imiter les allures leurs marin-d’esprit avait adopté le gros |d'un loup-marin. rées. | caillou dont je parle pour venir! Pendant qu'il se déménait de la ainsi s’y reposer et y prendre ses ébats, sorte, il avait aperçu quelqu'umqui , l'Ile ils prirent l’un et l’autre, sans se le |se dirigeait vers l’'embuscade. Il ne battu dire la résolution de le venir tuor. Ce | douta pas que ce ne fut son vieil ami caillou avait une embuscade, faite | Brisson qui voulait lui faire peur, 8. je selon toutes les règles antiques en | car il ne pouvait s’imaginer qu'il put : usage chez les chasseurs de cette es-|le prendre pour un véritable loupde pèce de poisson poilu. Le lendemain | marin. 11 le laissa donc se rendre À nger de cette découverte ou peu de jours | l'affût sans la moindre apprehension. pe après, car je tiens à être un fidèle | Mais ce n’était pas le cas. Jean Brisière narrateur, Guillaume Tremblay, afin | son, dont la vue n’était pas celle d’un vd Lg af un rie 0 ami, s'était| Rae CHLON se ss vraievé de très-grand matin, comme qui | ment mépris et y allait très-sérieuse- Joie dirait entre chien et loup, et avait été, | ment. Rendu à l’embuscade, il banda co ) sans plus de façon, se placer sur un |son fusil, le mit en joue et ajusta de F a- caillou, que l’eau environnait déjà.|son mieux le prétendu loup-marin oux, Il n’avait certes pas oublié son fidèle qui, par une chance providentieile Le compagnon de chasse, son grand fu-| était couché horizontalement, le front ‘ae sil qui ne ratait jamais, à moins qu'il | tourné vers l’'embuscade, dans Le but Dr k n'y eût pas de poudre dans le bassi- de faire voir qu'il n'avait pas peur s sr pet, ce qui arrivait quelquefois... |et qu'il rirait plus tard de son ami qui
par oubli. |se faisait fête de l'effrayer. Mais le
cour partit et toute une charge de plomb-à-loup marin alla frapper sur le devant de la tête de Guillanme Tremblay qui, en recevant le choc du plomb, jeta un cri et glissa de la pierre dans l’eau qui l’environnait. Ce ne fut qu’en entendant ce cri que Jean Brisson s'aperçut de son erreur.
On ne se fera jamais une idée de son désespoir. C'était son vieil ami ; il l'avait reconnu au son de sa voix ; Poussant alors des cris lamentables, il s’arrachait les cheveux ! Il, 3 pou
vait en douter, il venait de tuer!
son compagnon de chasse ! l’homme qu’il avait le plus aimé en ce monde!
Celui pour qui il eût mille fois donné sa viei Qui pourra raconter sa douleur, son chagrin, ses angoisses | Pendsut qu'il za désolait ainsi, son auvre vieil ami qui, abasourdi par e coup qu'il avait reçu, était tombé dans une eau peu profonde, s'était redressé sur ses jambes et sans trop savoir ce qu’il faisait, il criait d’un ton lamentable à son ami désolé : Tu m'as tué ! tu m'as tué 1 En l’entendant crier ainsi, Jean Brisson revint à lui-même, et courant vers victime, qu'il irouva baignant dans son sang et le visage déchiré par les grains du plomb. Le prenant par le bras, il] lui aida à se souteuir pour gagner le bord de l’eau, où il le fit asseoir sur une pierre, et se plaga auprès de lui pour se lamenter et pleurer amèrement.
endant que se passait cette scène de désolation, le jour s’était fait et, des maisons bâties sur la côte, on avait entendu le coup de fusil et les cris des deux pauvres amis, On vint donc, en toute hâte, à leur secours.
On transporta dans une maison, le pauvre blessé dont le sang continu:
ait de ruisseler des trous qu'avait faits les grains de plomb. Mais la com-
sassion qu'iaspirait l’état pitoyable | P q P pito}
où il était fut grandement surpassée par celle qu'inspirait Jean Brisson, dont la désolation, les larmes, les cris douloureux et les profends soupirs, arrachaient des pleurs à tous ceux qui étaient présents. Après les pre-
miers soins dos és au blessé, on les transporta l’un et l’antre chez eux.
Quand on put se rendre comple des effets qu'avait produits ce fatal coup de fusil, on reconnut que les grains de plomb n'avaient pas atteint les yeux, que quelques-uns avaient labouré 128 joues sans en briser les | 08,que les nombreux grains de plomb qui avaient frappé sur le front, avaient glissé de chaque côté de Ia tête sans fracasser le crâne, Le coup nétait donc pas mortel. En effet, après quelques mois seulement, | Guillaume Tremblay était parfaite- | ment guéride ses blessures et de l’envie d'aller se placer sur un caillou, avant le jour, pour y contrefaire le 'loup-marin.
| Mais il n’en fut pas ainsi de Jean | Brisson qui fut en réalité beaucoup | plus malade que son vieil ami. Il eut | pendant longtemps l'esprit troublé et jusqu'au moment de la mort, il ne | put jamais recouvrer Ja tranquillité de son esprit et la paix de son âme. Il | se lamentait souvent et il ne pou- | vait regarder som fusil sans qu’une larme vint mouiller ses yeux.
| On ferait un livre d’une grosseur énorme avec l’histoire des malheurs, | des pleurésies, des douleurs, des infrmités, des morts prématurées, causés par la chasse, qui n’est salutaire et sans danger que lorsqu'on ne la | fait qu'avec une extrême modération let dans le seul but de prendre de | l'exercice corporel. Car tout homme qui s’adonne à la chasse, dans les endroits surtout où il y a beaucoup |de gibiers, en contracte facilement |le goût, qui se change bien vite en
|ure passion qui devient une espèce
de fureur. J'ai connu des hommes qui ne pensaient qu’à la chasse, qui ne parlaient que de la chasse, qui ne vivaient que pour la chasse, Un célèbre chasseur, alors dans la vigueur de l’âge et dans l’ardeur de cette pas= sion, déclarait que si, après ea mort, | Dieu voulait lui donner de la poudre et du piomb en abondance et autan& de gibier et surtout d'outardes qu'il en pourrait tuer, il ne demanderait
on les »Z CEUX:
:omple e fatal rue les atteint ivajent iser les plomb front, de Îla 8 COUP 1 effet, ement, arfaitede l’enaillou, aire le
3 Jean 1UCOUP .ILeut roublé +, il ne quillité ime. Il e pouqu'une
osseur heurs, ks io ficcausés tire et ne la ration ire de omme is les UCOUD ement te en bspèce mmes 8, qui jui ne In cévueur 6 pas= mort, qudre utané
qu'il lerait
pas d’autres jouissances, pendant l'éternité !
Ce n'est pas lant le profit que l’on retire de la chasse qui la rend si attrayante, que l'instinct de la destruc:
tion, auquel se mêle une grosse dosse de cet orgueil humain qui pousse à se rendre habile à tuer et à faire des cendre des airs un oiseau à qui ses aîlee donnaient le privilége de s’y élever, pendant que l’homme est condamné à marcher au-dessous de lui età voyager pesamment sur la terre, séjour obligé de l'homme, et que l’oiseau semble mépriser en voyageant par les airs.
En philosophant tant bien que mal sur la passion pour la chasse, je m'aperçois que nous sommes arrivés près d’un cap, appelé le Cap-auxpierres, le seul que l’on rencontre autour des côtes qui bordent l'Ile aux Coudres. Parmi les pierres qui sont tombées de ce cap, et que vous apercevez sur le bord du chemin, il s’en trouve une à laquelle les premiers habitants de l'Ile ont donné Je nom de roche pleureuse La tradilion a cru devoir lui conserver ce nom, quoiqu'il soit à peu près certain qu'elle n’a jamais pleuré, excepté toutefois lorsque la pluie du ciel tombant sur elle, coulait sur ses côtés, ce qui, vous l’avouerez, arrive à toutes les autres pierres sans que, pour cette raison, on ait jugé opportun de leur donner le nom de roches-pleureuses. Quant à moi, qui suis passé plusieurs fois auprès de cette pleureuse, je déclare, en toute sincérité, ne l'avoir jamais vu verser une larme.
Toutefois, pour ne pas jeter de louche sur la véracité d’une antique tradition conservée dans le souvenir des bons habitants de l'Ile aux Coudres, je crois devoir faire remar quer qu'il peut être arrivé que, chaque fois que je suis passé auprès d'elle, elle retenait ses larmes, pour ne pas troubler le bonheur que je ressens, toutes les fois qu’il m'arrive de faire une promenade autour de môn Ile natale, car, je l'ai déclaré
bien souvent déjà, j2 larevois toujours avec un nouveau plaisir, parce que, sur cette Ile, se sont écoulées, hélas trop vites ! les joies de mon enfance, qui ont été les seules que le chagrin n’a pas empoisonnées. Mon père, qui avait passé ses premières années à la Petite Rivière Saint-François, me disait qu’il n’y mettait jamais le pied sans sentir son cœur surabonder d’une émotion qui le mettait au comble du bonheur.
Ercfin, pour en fiair avec la tradition de cette pleureuse, je dois vous fire que j'ai remarqué, tout auprès d'elle, un petit filet d’eau qui m’a semblé sortir du pied du cap, auprès duquel se trouve cette pierre.
On pourrait conclure de là que ce petit filet d’eau se sera chargé de verser des larmes au lieu et place de la roche-pleureuse.
Voulant me rendre compte de cette singnlière tradition, je me suis reudu auprès de cette pierre, accompagné d’un homme très-“ntelligent, le sieur Françiis Tremblay (Dorval), dans l'été de 1870. Après un minutieux examen, nous avons découvert que l'erreur populaire était venue de ceci: À une hauteur d'environ un pied du bas du cap, sort une source d’eau. Elle passe par une très petite ouverture, entre deux pierres attachées au rocher. Cette source coule sur celle des deux qui est la plus basse, ce qui semble donner à cette dernière l’apparence d’une pierre qui pleure. Le premier qui a cru que cette pierre pleurait réellement, ne se sera pas aperçu de la petite ouverture par où l’eau passait. Il se sera ima giné que l’eau qu’il apercevait sortait à travers cette pierre, et coulait sur elle, comme les pleurs qui sortent des yeux, coulent sur les joues.
Ayant fait cette découverte, il l'aura communiquée à d’autres qui l’auront acceptée de confiance, et l’auront fait passer dans les traditions de 1 Ile.
Nous voilà enfin rendu au bas de l'Ile, à l'endroit uù le chemin coupe la petite ilette qui se termine par une longue chine de cailloux. Cette
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digue de pierres semble avoir été placée là toute exprès pour garantir l'extrémité est de l’Ile, de la fureur des vagues, soulevées par les tempêtes venant de l’est, Cette chaîne découvre à la marée baissante, sur sur une longueur considérable. Et c’est alors que, le printemps et l’automne, les chasseurs vont s’y embusquer pour tuer les gibiers deiner qui y passent. On ne se fera pas une idée même approximative des milliers de coups de fusil qui ont été tirés de cette chaine de cailloux ! Car autrefois le gibier abondait sur l’Ile aux Coudres, tandis qu'aujourd'hui on n’y en voit plus qu’une très-petite quantité. Les habiles ont eru qn’en faisant une loi pour défendre d’en tuer le printemps, 1l deviendrait peut-être aussi abondant qu’il l'était, il y a cinquante ans.
: Toute salutaire que peut être cette
défense, elle ne sera qu’un moyen très-peu efficace, tant qu’on n’empê chera pas les Américains ou autres smogleurs d’aller charger d'œufs des gcëlettes sur les Zles-aux-oiseaux pendant la ponte de ces gibiers. Sion veut en empêcher la destruction, il faut veiller à ce qu’on n’aille pas prendre leurs œufs pour les vendre sur les marchés des Etats-Unis ou sur celui C’'Halifax.
Je vous prie de remarquer l’enfoncement circulaire que forme ici le rempart qui environne l'Ile. On dirait que ce rempart se retire en arrière, afin de laisser un espace pour le chemin. Si vous y faites attention, quand nous passerone à la pointe de l’ouest de l'Ile, vous verrez que l’enfoncement du bout est, a son correspondant dans celui de l’ouest. Là aussi, le rempart qui environne l’Lie a son enfoncement circulaire que l’on appelle les fonds. Je ne crois pas que l’on trouve de telles particularités sur aurune des îles de notre Saint- Laurent.
Puisque j'en suis sur ce chapitre, je vous ferai encore remarquer que ses deux extrémités les plus avancées, se terminent, l’une et l’autre, par une îlette recouverte de bois de
sapin et d’épinette. Ce qui n’est pas moins singulier, c'est que l’ilette de l’ouest se trouve en ligne de la rive sud. Comme je vous ferai observer plus tard, ona abattu, il y a quelques années, les arbres qui AE A si pittoresque l’ilette de l’ouest.
Jugez vous-mêmes si j'ai tort de regretter qu’on ait coupé res arbres, par le plaisir que vous éprouvez en passant près de ceux-ci qui, nous dérobant pour quelques moments la vue des objets éloignés, semblent nous dire de nous recueillir afin de nous préparer à mieux apprécier le magnifique spectacle que vont bientôt nous offrir les gigantesques montagnes qui bordent la rive nord de notre beau Saint- Laurent.
Si, pendant que ces beaux arbres nous barrent la vue, vous me demandiez ce que signifie ce grand nombre de buttes de sable que, d'ici, nous apercevous à travers les bois, je vous répondrais que ce sont ües cachettes. Si vous vouliez savoir à quoi servent ces cachettes, je vous dirais : 10. que ce n’est point pour servir de refuge aux voleurs, parce que cette race de Chanaan n’a jamais pu s'établir sur l'Ile aux Coudres.
e vous répondrais, 20. que ce n’est point non plus pour cacher les objets que l’on veut soustraire à une saisie, parce que les habitants de cette partie du sol canadien ne sont pas encore assez civilisés pour connaître ces honnêtes tours de bâton.
Je vous répondrais, 30. que ce n'est pas pour mettre à l'abri des orages les malheureux que la tempête jetterait sur le rivage de cette partie de l'Ile, parce, de jour et de nuit, les maisons des habitants sont ouve: cs, et de grand cœur, à tous ceux qui mettent le pied sur leur Ile. Je vous répondrais, 40. que malgré le plaisir que ressentent ces insulaires à reeevoir les étrangers, ce n’est même pas pour exercer l'hospitalité envers les renards et les ours, en leur fournissant des gîtes, parce que ce sont des
est pas ette de la rive server: elques ient si
ii tort né res éprouci qui, es Mo- Dignés, ‘ecueilmieux ectacle les giordent Saint-
arbres me de-
grand >, d'ici, es bois, ont ües avoir à ous diur serce que jamais budres.
e n’est es obà une nts de Le sont r conbâton.
e n'est orages e jetteue de it, les ea CLARA x qui B VOUS plaisir reeene pas rs les 1rnis-
t des
voleurs et qu’on n’en veut pas souffrir sur l'Ile,
Ce qui le prouve, sans réplique, ce sont les deux faits suivants: L’abord, il prit autrefois envie à un habitant de la Baleine, le sieur Germain Desgagnés, de traverser du sud un sieur renard, grand ami des poules, comme vous savez. C'était un Ismaïl contre lequel tous les canons des fusils se dirigèrent. Je vous assure qu'il n’eut pas longtemps en vie de courir. En second lieu, il arriva que, pendant une belle journée d'été, un ours eût la fantaisie de vouloir traverser sur l'Île, pour y faire connaissance avec les moutons et les bêtes à cornes. Pour n'avoir pas su ou avoir oublié que la nuit tous les chats sont gris, il eût la gaucherie de vanir poser ses grosses pattes sur le rivage de l'Ile, vers l’endroit appelé le mouillage, en plein soleil d’un après midi. Pour comble de disgrâce, il eût la mauvaise chance d’être aper.
çn au moment où il achevait sa longue et fatigante traversée. L'éveil fut aussitôt donné, et malgré que le nouvel arrivé se fut refugié dans un arbre pour se dérober aux regards, des chasseurs le découvrirent et lui firent passer l’envie de goûter aux viandes de l’Ile. Ces deux exécutions sommaires ont Ôté pour j1mais, à quiconque en aurait eu la pensée, la hardiessede venir à l’Ile aux Ciuires pour y exercer le métier de fripon.
Mais enfin, quel but s’est on pro
posé en faisant ces cachettes? Je vous apprendrai qu'elles servent à encaver les pommes de terre pendant le temps de nos hivers rigoureux du Canada. Pour vous faire voir que la place de ces cachettes a été fort bien choisie, je vous dirai que la tradition a constamment rendu témoignage qu’elles s’y conservaient trèsbien.