En
commencement du quinzième siècle*. De cette époque datent son enceinte et ses plus anciens édifices. Pékin est donc une ville comparativement moderne. Ses murs rappellent nos châteaux forts des temps féodaux. Seulement ici tout est colossal, tandis qu'en Europe les constructions du moyen âge sont de petites dimensions. Les murs de Pékin ont de cinquante à soixante pieds d'élévation, vingt, quarante, cinquante pieds de largeur et une circonférence de plus de vingt milles. anglais! Malgré cette grande étendue, seize portes seulement y donnent accès.
La capitale de l'empire se compose de deux villes, la ville tartare et la ville chinoise. Sur le plan, on voit deux parallélogrammes. L'un, qui est la ville tartare, pose verticalement l'un de ses petits côtés sur l'un des grands côtés de l'autre parallélogramme qui est la ville chinoise. Ces dénominations répondaient, il n'y a pas encore longtemps, à la séparation strictement maintenue entre les vaincus et les vainqueurs, entre les Chinois et les hommes du Nord venus de par delà les monts de Mongolie. Aujourd'hui, beaucoup de Chinois demeurent dans la ville tartare, et, en général, le temps a mitigé, sans toutefois l'effacer complètement, l'antagonisme entre les deux races. Au centre de la ville tartare, se trouve le palais de l'empereur, la ville impériale appelée la cité défendue, entourée de murs, et, comme son nom l'indique, inaccessible aux mortels. Les rues se croisent à angle droit. Il y