Tome n
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pliis curieux de ces édifices , et en-méme-temps le plus grand et le plus venërë^ est situé à un petit quart de lieue de la, et hors de la ville. C'est un enclos d'une centaine de pas carrés, fermé par une haie de bois de quatre pieds de hauteur. L'idole placée k la porte est très-soignée, et plus grande que les autres : un grand nombre d'offrandes sont dans sa bouche ; elle est placée sur im pieu de deux pieds de hauteur, qui lui sert de piédestal; et avec lui , elle a bien dix à douze pieds de haut. Sa tête est monstrueuse , et fait k-peu-près le tiers de la taille ; elle est d'un bois dur et luisant : on voit qu'elle a été sculptée pour rappeler la mémoire de quelque bon prince.
Les autres statues sont sur les côtés de l'enclos, loutes^très-rapprochées les unes des autres. Cinq k gauche- et debout, dont la dernière est coiffée d'un capuchon long, pointu , et peint en rouge ; et six k droite : la plus haute est étendue sur la terre, et sa voisine a moitié renversée. A quelque distance de ces dernières, on voit un édifice en bois, haut de plus de quarante pieds, vide en-dedans; et aux morceaux de bois qui le composent *sont attachés des fragmens d'étoffes du pays, que les vents ont déchirés , et que le temps a pourris. A quelques pas de la sont quatre poteaux plantés k égale distance les uns des autres, et unis entr'eux par des branches J
AUTOUR DU MONDE. Il5
d'arbre pelées. Deux autres poteaux beaucoup plus élevés et pltoités au milieu , supportent tine pièce de bois sur laquelle était le squelette d'un veau ou d'un énorme cochon; Quelques cocotiers flétris, et des bananiers grands et vigoureux , bordent cette enceinte, tandis que, dans un léger lointain, les hautes montagnes de l'Ile coupent l'horison; et,- en suivant leur pente presque insensible , l'œil s'arrête à la pointe KowloWa, où Gook a terminé sa glorieuse carrière. V
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