LETTRE CXIX
D^OwhyMe (ileft Sandwkb).
Après avoir échangé quelques cadeaux aved M. Freycînet, le ministre Pût nous dit adieu ; et , muni de sa feuille de roule pour le paradis , il alla se coucher au milieu de ses cinq épouses, et sacrifier k ses idoles.
Il est singulier que ce baptême n'ait produit aucun effet parmi les chefs qui y assistèrent, et que le Roi ait permis ainsi publiquement à son ministre de changer de religion, dans un pays oii l'on punit sévèrement un homme d'avoir violé le plus léger précepte de celle qui y est établie. C'est une bien grande atteinte portée a l'autorité du Souverainet c'est une plus grande preuve de l'indépendance et du pouvoir de Louis Pût.
On ne peut guère, dans un pays si rempli de préjugés, distinguer, même après une étude longue et réfléchie , ceux qui ont pris naissance dans les caprices des premiers .chefs, de ceux qui sont nés de la stupidité du peuple et de sa religion. Aussi, mon ami, sans entrer dans des recherches inutiles