‹ Promenade autour du mondeChapitre 62 sur 102 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

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» démesurée par rapport au reste du corps ».

Plusieurs autres tentatives aussi infructueuses st succédèrent à diverses époques, lorsqu^enfin ce médecin audacieux qui, à l'aide d'une chaloupe baleinière, avait découvert le détroit qui porte son nom, entreprit à son tour de franchir les Montagnes^Bleues. M. Balss échoua comme ses prédécesseurs , et eut a souffrir toutes les atteintes de la soif la plus dévorante. Et remarque bien, je te prie , qu'ici c'est un homme d'un courage éprouvé qui parle. Les précipices ne l'ont pas arrêté, les cataractes ont été franchies ; c'est la disette d'eau qui a mis fin a ses courses, a Si par fois , disait ce » voyageur à M. Pérou, nous venions à rencon- » trer un peu de terre humide, ou quelque reste » de boue dans le creux des rochers, alors a^li- A quant nosmouchoirs a la surface de ces substances, » nous les sucions avec force pour en exprimer le » peu d'humidité qu'elles conservaient encore».

M. Pérou, si éloquent dans ison bel ouvrage, n'est pas toujours d'une bien grande justesse dam les opinions qu'il avance, les faits qu'il cite, ou ceux dont il nie l'existence. Il dit, par exemple, quelque part *, que les Naturels du pays n'ont pas, sur les Montagnes-Bleues, des notions plus pré-

'^ Voyagn attx Tare» australes , Tome !.«*', page^395«

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cîses que ks Européens^ et il assure que tous conviennent de l'impossibilité de franchir cette barrière de l'Ouest. Mais il ajoute^ quelques lignes plus bas^ que ce qui prouve l'ignorance complète où ils aont^ c'est l'assurance ridicule qu'ils donnent de l'exi»* tence d'un grand lac dans l'intërieur du pays.

Ne craignoitô pas de l'avouer y ici M. Péron n'a parlé que d'après d^s probabilité peu admissibles^ puisque le raisonnement par lequel il cherche à prouver l'ignorance des Sauvages, est tout-a-fait en contradiction avec ce que nous savons aujoiu-d'hui de ces pays éloignés..

En effet, un lac immense existe dans l'intérieur de la Nouvelle-Hollande^ autour de ce lac vivent dés peuplades nombreuses et guerrières. Toutes les chaînes des Montagnes-Bleues ont été escaladées ; peu ai imposantes cataractes ont été traversées, peu d! épouvantables précipices ont été franchis. On a trouvé des obstacles; mais comme on avait eu la sage précaution de se pourvoir de ce qui devait assurer le succès de cette entreprise, on a réussi, et M. Oxley a résolu le grand problème qui avait arrêté tant de voyageurs. '

La relation de son voyage , écrite d'une manière sage et peut-être un peu trop minutieuse, est rem- ' plie de détails du plus haut intérêt ; rien n'est oublié, si ce n'est peut-être quelques fatigues; et

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la modestie de l'auteur se fait remarquer presqu'à chaque page. L'histoire physique du pays^ ses phénomènes^ presqu'en tout semblables a ceux qui se montrent dans le comté de Gumberland^ la partie minéralogique^ l'histoire naturelle^ rien n'a été négligé dans cette importante opération 5 et ce qui complète le charme de cet ouvrage, ce* sont le$ dessins dont l'a enrichi le Major anglais Taylor^ qui l'a accompagné dans ses courses.

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