‹ Promenade autour du mondeChapitre 67 sur 102 · LETTRE CXLIX · texte numérisé non relu

LETTRE CXLIX

Jb viens de ftire des courtes intà^easantes avec un guide habitue aux dangers et aux fiitiguts de ces climats. Nous avons parcouru de grandes forêts d'eucalyptus , peuplées par des légions innoonibrables dé mésanges à collier Lieu ^ de perrudies de toutes <:oule,un9 et de cacatoès blancs à huppe jaune. Dans ces vastes solitudes^ que foulent seulement a de longs intervalles les pieds humains^ les cris d'un oiseau , le sifflement d'un calumet^ lé bruissement d'une écorce à moitié enlevée, que le vent déchire petit-à«petit ^ font sur l'Ame une impression religieuse qui invite malgré soi a la tristesse et au recueillement.

Lorsque , k côté d'une cité populeuse , l'homme parcourt les détours isolés d'une campagne^ il trouve un charme inexprimable à la uitnquillité qui y règne. Ici , le silence produit un effet contraire , et cependant le bruit cause de pénibles émotions. Il n'est point de protecteurs dans ces forêts profondes et étemelles. Des reptiles venimeui

Page 1