‹ Promenade autour du mondeChapitre 68 sur 102 · PROH · texte numérisé non relu

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et recommence le y^ ^//^f>t>iissafllesqiievous

n aurais cru a ta ..^ > Lé tronc , déraciné

L'arbre fut gr? *•* .- 'I^p^tes , sur lequel vous mit pas une j;;^ment , sert de gîte a ces

individus y '' -• ^ ^^^ > à.ovX la morsure est la fiiveu' ..••,- '/oortelle; chaque pas vous offre et M. ^','^ie détour un danger. Dans l'espace

amp) '• yii0 quart de lieue ^ je comptai six

per ^ '^v traversèrent le petit sentier que nous

j^ti, nous arrivâmes sur les bords du torrent .yjiiiiam; qui coule dans un lit d'une vingtaine upieàs de profondeur. Un léger filet d'eau glis- Il péniblement à travers les roches éparses que les ^ordemens avaient entraînées jusqu'ici du sommet des montagnes. Je me disposais à le franchir^ lorsque mon guide m'arrêta , et me fit entendre que le Gouvernement avait défendu^ sous des peines fort sévères, de dépasser cette barrière tracée par la nature. Il me dit eacore que l'autre, rive était souvent firéquentée par des' hordes sauvages, guidées par des convicts échappés des fers/ et qu'elles venaient jusqu^aux campagnes voisines frapper des impositions et enlever les : fruits et les bestiaux. Je ne voulus pas prendre sur moi la res-^ ponsabilité de mon guide, et je consentis à ce qn'il ne m'accompagnât point ; mais je le priai de

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4re> cnl'assurant qiie je ne serais qiie quel- ■ares absent. Il me le promit, et je partis après reçu de liii des instructions pour le retour. Le torrent de Kinkham est un de ceux dont les eaux, grossies par les orages, répandent dans les campagnes une . plus giande désolation ; ses ravages s'étendent à plus de deux lieues de son lit, et dans son cours impétueux , vainement de fortes barrières lui sont-elles opposées. Ses débordement , qui effrayent l'imagination , sont , pour ainsi dire, périodiques, et peu de saisons se passent sans que des habitations lointaines ne soient entraînées ou dévastées. Les édifices les plus solides , les végétaux les plus éleyés , couverts par ses eaux rouges et tiu*bulentes , leur résistent à- peine. Dès le commencement de la crue , l'expérience qu'a donnée le malheur, apprend jusqu'où peuvent s'étendre les ravages , et la désertion a lieu dans les établissemens voisins. Parvenu à 8on plus haut point d'accroissement , ce torrent dévastateur ressemble à un lac immense sur lequel serait jeté un nombre considérable d'iles flottantes. Quelques toits élevés paraissent au milieu des cimes vigoureuses des plus hauts Eucalyptus; et si, dans son impétuosité, ce débordement n'a mis que peu de jours à couvrir un si vaste espace de terrain, peu de jours suffisent aussi pour qu'il

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