Tome
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leur retraite y dcmis nous rembarqiiàiues et portâmes à la corvette la nouvelle de la mort tragique de nos deux camarades; qu'alors celle -> ci s'approcha de terre ^ et que son artillerie eut bientôt renversé toutes les maiscHis d'un village qu'on voyait sur le penchant d'une colline.
Pendant ce récit de pure invention^ tu aurais vu ^ mon smi^ la figure de nos Carolins s'animer^ s'at* tendrir, se/déoon^poser. Une horreur insurmontable se peignaitdans leurs traits à la description du repas : le plaisir le» faisait sauter quand nous leur disions notre vengeance. Ils nous Mâmaietiit de n'a* voir pas exterminé cetie race maudite : oou» étions coupables d'en avoir laksé échapper un seuL Ah I quel plaisir pour euxd'af^prendreun )ourque cetteîle aurait été engloutie avec tous ses babitansi Lorsque par amplificatioii^, j'ajoutai que )e n'avais été délivré de leurs mains que par l'adresse de Bérard, qui, de loin, avait abat&u un sauvage fH*ét à m'assom^ mer^ ils sautèrent au cou de mon gaaéreux libérateur; et ce mouvement spontané fut moins l'eâet du plaisir que leur causait ma délivrance que celui de voir périr un ennemi de plus.
L'idée de cette scène horrible, qu'ils se plaisaient k se rappeler a toute heure du jour, produisit sur leur imagination un si grand effet, que, quelque temps après , le premier pilote vint lui-même
chez le Gouverneur me demander^ de la part de ses camafades^ si l'île dont nous lui avions parle était près des Carolines. Je le rassurai parfaitement^ et lui dis que ce peuple féroce n'avait pas de pirogues et n'entendait rien à la navigation. Je suis Certain qu'après cette assurance^ il alla porter la joie et la tranquillité dans le cœur de ses compatriotes attristés.
Cepiendant ils ont su que dam d'autres pajs qu'Oœbay (car c'est là que nous avions placé le Heu de la scène) y on mangeait aussi des hommei. A phisieurs reprises ils ont prononcé ie mot Papou, 6t il 6«t certain qu'il existe des anthropophages sur quelques parties de la côte de la Nouvelle-Guinée,
Les deux femmes Carolines que j'ai vues aux Mfirhttmes ont vtne leHc ressemblance, qu'on les
prendrait aisément pour deux sœurs. Leurs traits sont réguliers; elles ont seulen&ent le nez tant soit peu épaté ^ et les lèVres un peu trop grosses. Du reste ^ leur bouèho est petite, et leur sourire infi^ niment gracieux*
Jet'aipajrlé del'intelligetieede des hommes, qui se trouvent encore si près de la nature. £n voici un exemple : c'est la copie d'uHe de leurs lettres écrite k M. Martinez, it Rotta, qui avait chargé un Tatnor do Sathoual de lui envoyer des coquillages^ en lui promettant de lui donner en
. i.iUÈSF |tieï(fii« iDorceaiix de fer. I^ Tetiine de iM***-*- t*iûi étje donnée par le capitaine, \vnà cette ■•««?. ;« sui»pt^>rîéuiire de l'original.)
LiTs c.-iiTirièri's de cette lettre singulière sont jnfr- en limite. La B^ire du haut de la page était ift MtMir on^ o\ cv des complimens ; les signes placés JiMsta colnnrn' à gauche indiqiiaient le genre des ^j-.;>l...tf>t (|iio 1p Garolin envoyait à M. Martinez. HM» lt< <'<ilc)nnc à droite étaient ligurés les objets jibtl dt'sii'fiil en échange : trois gros hameçons, ,j|iHCrc |wlîfs, deux morceaux de fer taillés en 1^^, (H deux autres un peu plus longs. M. Mar- - ,-inii]>vii, tint parole, et reçut cette même
année, en témoignage de reconnaissance, \in grand nombre de jolis coquillages dont il m'a fait cadeau. Adieu, mon cher BatUe; après ma campagne, il me restera le regret/ bien vif, je t'assure, de ne pas avoir séjourné quelque temjis dans l'archipel des Carolines.
échange quelques morceaux de fer. La. feuille de papier avait été donnée par Iç capitaine. \%)ici cette lettre. (Je suis propriétaire de Toriginal.)
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Les caractères de cette lettre singulière sont tracés en rouge. La figure du haut de la page était là pour envoyer des complimens ; les signes placés dans la colonne à gauche indiquaient le genre des * coquillages que le Carolin envoyait à M. Martinez. Dans la colonne à droite étaient figurés les objets qu'il désirait en échange : trois gros hameçons, quatre petits, deux morceaux de fer taillés en hache, et deux autres un peu plus longs. M. Martinez comprit, tint parole, et reçut cette même
u*. ^ inconnu^
Ils étaient .(?s îles Sand** ^ })lus aimables y être peuplée , ^norc les fondai ni de Manille n'y ^ apporté au Gou- %^ ivelle du séjour de lys de sa dépendance.
os au capitaine de son ^ naufragés, et les transnaturels des Sandwich >! la ridicule présomption i portés élait insurgé. Tous :ii aux chefs de la colonie.
ou Joseph Mcdinilla n en dix-neuf, et donna les trois officiers, qui ne voulurent pas • les refiiser.
mes, les voila sous nos yeuij ils
^4qiies danses de leur pays, et ils
plus vive impatience le moment
' . Les hommes sont accroupis sur
une fois de M rappeler leur patrie.