RS TIES SAN RES
t obuter ; vions vez. »
uccès e moi mures > quele veut r pro- ! Celui i, bien un des u parti armes, pné sur mme il e qu'il s inténe pas e, c’est ngé de hi gouadiens ombre lus, le
gouverneur actuel, lord Elgin, s'est montré favorable à leur égard jusqu'à provoquer un soulèvement du parti anglais violent, émeute odieuse qui a déconsidéré ce parti. Dans ces conjectures, M. Neilson, comme les plus sages patriotes du Canada, s’est attaché franchement à l'Angleterre du jour où elle voulait être juste, comprenant bien que la nationalitécanadienne court beaucoup moins de risque avec elle qu'avec les États-Unis, et qu'une annexion opérée par ce peuple envahissant serait la mort de cette nationalité. Autant vaudrait tomber dans le gouffre du Niagara. Voilà ce qui faisait parler aujourd’hui M. Neilson ; du reste, il n’a jamais changé. Il y a vingt ans, il disait à M. de Tocqueville : Nous resterons avec les Anglais jusqu’à ce qu’ils nous forcent deles combattre. Cette nécessité est venue, M. Neilson les a combattus et même battus. Aujourd’hui, avec un égal patriotisme, il résiste aux annexionistes et vient le déclarer dans une fête au fond de laquelle est, pour un grand nombre de ceux qui m’entourent, la pensée de l’annexion.
Le soir, j'ai été dans le beau monde. Le président a paru dans un salon, où il ne s'était pas trouvé autant d’uniformes anglais depuis la guerre de l'indépendance. On venait saluer mademiselle Fillmore, qui prenait très-bien sa situation de
princesse du sang et ne montrait ni hauteur ni embarras.
J'ai terminé cette journée par une délicreuse promenade sous les ormes du parc, dont une lune magnifique découpait le sombre et gracieux feuillage.
49 septembre.
Ce jour est le grand jour. D'abord procession des métiers, puis diner de quatre mille personnes; le soir, illumination et feu d'artifice: tout cela en l'honneur de sa majesté le chemin de fer. — Boston, me dit M. *“*, veut se montrer avec toutes ses ressources, with all its power.
Quelques précautions sont prises contre les vols.
Partout on lit affiché : Prenez garde aux filous, Beware of pick-pockets. On a fait venir tous les individus suspects, on les a montrés à la population, pour que chacun pût les reconnaître au besoin. Du reste, j'ai compté près de deux cents policemen, bel et bien armés du truncheon; seulement, à cause de la fête, celte petite massue était enveloppé de papier doré, tout comme le discours de réception qu’un nouveau membre de l’Académie française va, selon l’usage añtique et solennel, présenter au chef de l'État. Vers midi, la procession commence. En tête sont
sb ET ETES
le président et ses ministres, lord Elgin et les autorités de Boston. Ce qui me frappe d'abord, c’est le grand nombre d’uniformes qui figurent dans cette fête toute civique : voici des lanciers, qui n’ont pas, ilest vrai, la tournure aussi militaire que ceux que je voyais, il y a un mois, galoper dans le champ de Mars ; voici des bonnets à poil, des habits bleus, gris, rouges, des vestes à la hongroise, etc. S'il existait autant de régiments qu’il y a d’uniformes, la ville de Boston aurait sur pied une armée formidable; mais j'apprends que ce sont des compagnies de volontaires, qui, s’étant organisées librement, choisissent leur costume comme elles nomment leurs officiers. Évidemment, les Américains ont un faible pour l’art militaire; en cela, ils diffèrent des Anglais. Les Anglais sont aussi braves qu'aucun autre peuple, mais chez eux l’état militaire est peu considéré. Un père, même dans une
regret. L'on n’a en Angleterre nul goût pour le tambour et l'uniforme ; il n’en est pas de même aux États-Unis. J'ai vu des enfants s’amuser à faire l'exercice et manœuvrer pour leur récréation, comme des gamins de Paris. La guerre du Mexique a développé cette disposition guerrière. On s’accoutume aux présidents militaires; il y a là peut-être
le germe d’un grand changement dans le caractère el les institutions du peuple américain.
En principe, tout le monde fait partie de la milice; mais il se trouve assez de miliciens de bonne volonté, portant l'uniforme, enrégimentés en compagnies de volontaires et faisant l’exercice, pour qu’on n’exige rien desemblable desautres citoyens. Seulement, à Boston du moins, chacun sans excep-
tion est obligé d’avoir des armes. Deux fois par an;
on est requis de montrer qu’on est armé au complet.
M. Fillmore n’est pas un de ces présidents belliqueux dont je parlais plus haut. Hier, il a passé une revue. Après quelque hésitation, disait le journal, on lui a donné un bon cheval, que les policemen retenaient chaque fois que les coups de canon le faisaient cabrer. Les Américains n’épronvent pas le besoin, depuis longtemps proverbial en France, que le pouvoir sache monter à cheval.
J'ai vu avec plaisir qu’en tête de la procession industrielle était porté un objet d'art, une statue, l’Indien mourant, œuvre d’un statuaire américain nommé Stephenson. Il est vrai que tout de suite après venait, probablement pour désigner le métier de fourreur ou de marchand de pommade, un ours cmpaillé ; puis, différentes voitures se, sont suc-
Drag
RÉ Pen ED ar en Aplgae si
assé Juricenon pas
ce,
Sion Luc,
ain uite tier purs
SSSR
RP. PA UE a US D a ARTE MEHR
PROMENADE EN AMÉRIQUE. 89 cédé. Un groupe de voitures était suivi d’un groupe de soldats. Sur l'un de ces véhicules il y avait des fauteuils et des chaises, sur l’autre des chapeaux. Un modèle de vaisseau était porté sur un char que, traînaient six chevaux blancs. Le Museum était re. présenté par un éléphant de bois que trainaient des Indiens, puis venaient les fabricants de drap, les teinturiers, les fondeurs, les orfévres, etc. Plusieurs industries étaient en exercice : sur le char des menuisiers on rabotait, sur le char des forgerons on forgeait, sur le char des imprimeurs on imprimait et l’on distribuait des prospectus, la foule se les disputait comme à Rome on se dispute l’indulgence lancée d’une fenêtre après la bénédiction du pape. Au reste, il y avait dans tout cela beaucoup de ce que nous nommons réclame. Les noms des principaux fabricants de Boston étaient très en évidence dans la procession. On lisait des inscriptions en général amusantes par leur emphase; au-dessus d’un coffre de sûreté, safe, qui a résisté à un incendie, le feu n’est pas mon ennemi, nous défions les éléments. Le bureau des domestiques à louer et des nourrices offrait une exhibition de sujets des deux sexes. Quand les jeunes gens de l'Université de Cambridge ont passé, ils ont été salués de hourras très-empressés, surtout par les
; 2e --RSe res a
le a EE des pat me | 25