‹ Promenade en EgypteChapitre 13 sur 18 · Livre Jaune de · texte numérisé non relu

Livre Jaune de

« Vous connaissez les événements de 1881 et 1882. Des causes qui ne sont pas demeurées obscures pour tout le monde conduisent un aventurier sans valeur personnelle, Arabi Pacha, à fomenter le désordre en Egypte, à détruire peu à peu l'autorité du Khédive et à rendre illusoire le contrôle anglo-français. A la décision de Gambetta ont succédé les hésitations de M. de Freycinet. Cela, nous pouvons le blâmer, ?wus; nous pouvons estimer que M. de Freycinet a eu des torts vis-à-vis de la France, mais il n'en a certes pas eu vis-à-vis de l'Angleterre, et s'il n'a point voulu agir lorsque cela eut sans doute été préférable, il n'a certainement rien abdiqué au point de vue du droit.

« Non seulement la position de droit ne change pas, mais elle est même rappelée à chaque instant. Je cite presque au hasard l'importante « note communiquée au ministre des affaires étrangères par lord Lyons, ambassadeur d'Angleterre à Paris,, le 28 janvier 1882 ».

La politique du gouvernement de la reine n'a subi aucun changement depuis la date de ma dépêche adressée le 4 novembre à sir E. Malet et le gouvernement désire toujours, comme il le désirait alors : le progrès et le bien-être de FÉgypte, la continuation de la souveraineté de la Porte sur ce pays et

le maintien des libertés et de l'indépendance administrative qui lui ont été garanties par le firman du sultan.

Le gouvernement de la reine désire encourager les améliorations financières et matérielles de ce pays et l'introduction de réformes nécessaires dans les diverses branches de l'administration, mais il ne nourrit aucun dessein d'ambition ni ne désire s'assurer pour lui une influence exclusive ; il ne voudrait pas non plus voir une telle influence passer aux mains de toute autre puissance seule.

Il a toute raison de croire que le gouvernement français a des vues analogues et qu'il est également exempt de tout dessein d'agrandissement à son profit.

« En février 1882, les Contrôleurs, MM. de Blignières et Colvin, signent une déclaration loyale et clairvoyante, qui demeure comme un point lumineux, au milieu de la politique d'hésitations et de tergiversations qui prévalait alors si tristement. Le contrôleur français continuait, dans la mesure de ses forces, la politique de Gambetta. L'agent de France, hélas! tâchait de complaire à M. de Freycine t e t fournissai t un argument à sa faiblesse en représentant comme dangereuse une intervention qu'il avait lui-même précédemment signalée comme nécessaire et en disant que l'occupation « entraînerait le déplacement d'environ quarante mille hommes !

Livides Jaunes rfe 1882.

« Dans le résumé des « instructions adressées par lord Granville à lord Lyons, communiqué

par lordLyons àM. deFreycinet, le 14mai 1882, » je relève le passage suivant :

6° Le gouvernement de Sa Majesté est également et entière* ment d'accord sur ce point que, si après l'arrivée de leurs navires à Alexandrie, les gouvernements français et anglais jugeaient opportun de débarquer des troupes, ils n'auront recours ni aux forces anglaises, ni aux forces françaises, mais appelleront les troupes turques.

« Nous arrivons à la période critique des incidents égyptiens. Les choses vont de plus en plus mai sur les bords du Nil. Les gouvernements français et anglais ont envoyé des cuirassés à Alexandrie, espérant que cette démonstration donnera à réfléchir aux fauteurs de désordre. Le Sultan, de son côté, a désigné une mission, dirigée par Dervish pacha, pour exercer une action morale.

« L'une et l'autre tentative sont vaines.

« Les gouvernements français et anglais provoquent alors la réunion d'une Conférence européenne à Constantinople, pour déterminer par quels moyens l'ordre sera rétabli en Egypte. Cette conférence s'ouvre le 23 juin.

« Déjà, à l'occasion de l'envoi des cuirassés, M. de Freycinet avait fait communiquer aux puissances la note suivante (23 mai) :

Personne n'a pu se méprendre sur le caractère et sur le but de cette démonstration ; les déclarations faites aux Parlements

de Paris et de Londres ont prévenu tout doute à cet égard. Nous sommes allés en Égypte, non pour faire prévaloir une politique égoïste et exclusive, mais pour sauvegarder, sans distinction de nationalités, les intérêts des diverses puissances européennes engagées dans ce pays, ainsi que pour maintenir l'autorité du Khédive, telle qu'elle a été établie par les firmans du Sultan reconnus de l'Europe. Les deux gouvernements ne se sont jamais proposé de débarquer des troupes, ou de recourir à une occupation militaire du territoire. Notre intention est, aussitôt que la tranquillité sera rétablie et l'avenir assuré, de laisser l'Égypte à elle-même et de rappeler nos escadres.

(( A cette époque, le Foreign Office commence à être moins abondant en déclarations et communications qu'il ne Ta été jusqu'ici. Il est pourtant Fun des promoteurs de la Conférence de Constantinople, il n'a protesté contre aucun des engagements si souvent pris de n'exercer en Egypte aucune action séparée. Mais la contradiction entre ses actes et ses paroles, qui sera désormais la caractéristique de sa politique, est accusée de la façon la plus flagrante par la lecture des documents.

« A Constantinople, dès le 27 juin, les puissances s'engageaient, sur la proposition de l'ambassadeur d'Italie, à s'abstenir de toute entreprise isolée en Egypte, sous la réserve d'un cas de force majeure, tel que la nécessité de protéger la vie des nationaux. Quelques jours plus tard, le représentant de la Grande-Bretagne signait

le Protocole de désintéressement, dont voici le texte :

Les gouvernements représentés par les soussignés s'engagent, dans tout arrangement qui pourrait se faire par suite de leur action concertée pour le règlement des affaires d'Égypte, à ne rechercher aucun avantage territorial, ni la concession d'aucun privilège exclusif, ni aucun avantage commercial pour leurs sujets, que ceux de toute autre nation ne puissent également obtenir.

Thérapia, le 25 juillet 1882.

L'ambassadeur de France, signé : Noailles; Le chargé d'affaires d'Allemagne, signé : Hirschfeld ; L'ambassadeur d'Autriche-Hongrie, signé : Galice ; L'ambassadeur d'Angleterre, signé : Dufferin ; L'ambassadeur d'Italie, sign'é : Gorti; Le chargé d'affaires de Russie, signé : Gnou.

« Or, lorsque les deux engagements ci-dessus furent pris, l'émeute d'Alexandrie avait eu lieu (11 juin), et les troupes égyptiennes étaient cantonnées dans la ville et les environs. Ce ne sont donc pas ces incidents qui ont pu amener l'Angleterre à passer outre à ses engagements répétés.

« La vérité est que, tandis que ses représentants continuaient en apparence la politique de concert européen, le Foreign Office préparait déjà son intervention isolée. La preuve en est dans la dépêche du 16 juin, annonçant que « l'escadre anglaise de la Manche, composée de cinq cuirassés, vient de quitter Gibraltar pour Alexandrie. »

« Il faut vous souvenir ici que lorsque Gambetta avait envisagé l'éventualité d'une intervention armée de l'Angleterre et de la France, pour rétablir l'ordre en Egypte, lord Granville avait exprimé la plus grande répugnance pour cette procédure. Maintenant qu'il a des raisons de penser que M. de Freycinet refusera de s'associer à une intervention de cette nature, sans toutefois s'y opposer, il agit exactement comme s'il n'y avait pas à Constantinople une conférence précisément réunie pour prendre des décisions à cet égard.

« Sous le prétexte que les troupes égyptiennes continuaient à se fortifier, malgré la défense qui leur en avait été faite, sous forme d'ultimatum, le bombardement de la malheureuse ville était commencé, ce qui, d'après la déclaration de lord Lyons (11 juillet) « était considéré par le cabinet anglais comme un acte de légitime défense n'entraînant aucune conséquence, et ne cachant aucune arrière-pensée de la part du gouvernement britannique ». Et deux jours après, voici ce qu'on déclarait encore à Londres, à notre ambassadeur, M. ïissot :

L'amiral Seymour va mettre à terre deux mille hommes» mais pour exécuter une simple reconnaissance et sauver ce qui reste de chrétiens à Alexandrie, s'il en reste.

«Le 18 juillet, M. cTAunay envoyait encore la dépêche suivante :

Je viens de recevoir de sir Charles Dilke l'assurance que les troupes anglaises qui ont été récemment débarquées à Alexandrie ne poursuivraient pas Arabi pacha, ainsi que le demandent ce matin la plupart des journaux de Londres. Ces troupes auraient été placées sous les ordres de l'amiral Seymour et seraient simplement chargées du maintien de Tordre.

« Voici qui accuse encore la contradiction que nous avons signalée, entre les engagements publics et les desseins secrets : La conférence de Constantinople, à laquelle la Porte Ottomane s'est enfin jointe, a décidé d'employer les troupes turques pour rétablir Tordre en Egypte. Lord Lyons déclare à M. de Freycinet, de la part de lord Granville (28 juillet), que l'Angleterre acceptait la coopération des troupes turques, mais poursuivait ses propres mesures.

Livres Jaunes de 1882-1883.

« Vous avez assisté à une première... phase ; elle peut se résumer ainsi : d'innombrables pourparlers qui ont pour base un désintéressement finalement consigné dans un protocole, aboutissant à ce résultat que la France, l'Europe, la Turquie sont... écartées et l'Angleterre installée en Egypte. Continuons maintenant de lire les discours d'Albion :

(( Lord Granville'fait le 30 juillet 1882, devant la Chambre des Communes, un exposé où M. d'Aunay relève le point suivant :

Le cabinet de Londres n'a aucune visée ambitieuse (selfish views) ; tous les ministres ont particulièrement insisté sur ce point. II envoie des troupes en Égypte pour y rétablir Tordre, pour rendre au Khédive le pouvoir qu'il a perdu, pour donner dans de certaines limites satisfaction aux aspirations du parti national, et enfin, il a l'intention formelle de soumettre au coucert européen le règlement définitif de la question égyptienne.

« Le 10 août, M. Gladstone renouvelle à la Chambre des déclarations analogues :

Il a renouvelé l'assurance qu'il avait déjà donnée en maintes occasions, à savoir que {'Angleterre n'avait pas le projet d'occuper indéfiniment l'Ègypte. « S'il y a une chose que nous ne ferons pas, c'est bien celle-là, a-t-il dit', ce serait en désaccord absolu avec les principes professés par le gouvernement de Sa Majesté, avec les promesses qu'il a faites à l'Europe, et, ajouterai-je, avec la manière de voir de l'Europe elle-même.

« Je suis obligé de sauter des pages du Livre Jaune : à chaque pas nous y retrouverions les mêmes affirmations. Le 15 août, M. Gladstone dit encore à la Chambre des Communes.

Nous ne nous sommes jamais occupés et nous ne nous occuperons jamais de l'Egypte qu'avec le désir de favoriser dans ce pays le développement d'institutions qui lui donneraient, en tenant compte des divers droits existants, internationaux et autres, tous les avantages d'un self-government local.

« Deux mois plus tard nous voyons poindre et s'affirmer la tactique que laissait prévoir la phrase

relative au pouvoir à rendre au Khédive. Cela va être le .prétexte au moyen duquel le Foreign Office commencera de saper l'influence française en Egypte. On s'attaquera ensuite au Khédive. C'est le moment de rappeler les loyales — peutêtre un peu candides — paroles de M. Barthélémy Saint-Hilaire. D'abord lord Granville s'attaque ah Contrôle anglo^français. Ici, il faudrait tout lire et les notes de Lord Granville, remplies de sophismes embarrassés, et les réponses si nettes, si logiques de M. Duclerc, détruisant ce puéril échafaudage au moyen des «déclarations signées par le Contrôleur anglais lui-même.

« Note de lord Granville, du 14 octobre 1882 :

Mais il a jugé convenable de lui conseiller (au Contrôleur anglais) de ne pas reprendre immédiatement les fonctions de Contrôleur, pour les raisons suivantes :

Les mesures que le Gouvernement de Sa Majesté Britannique a prises pour rétablir Tordre en Égypte entraînent pour le Gouvernement une .grande responsabilité en ce qui concerne les conseils qu'il devra donner pour l'administration future de ce pays.

Les récents événements ont fait naître des doutes considérables sur l'opportunité de maintenir le contrôle tel qu'il avait été provisoirement institué par le décret du Khédive, en date du 15 novembre 1879. Il est probable que le Gouvernement français a également éprouvé ces doutes.

« Autre note, du 23 octobre :

Mais des événements récents ont démontré que le système en question n'est point exempt de défauts et de dangers

sérieux. Le Gouvernement de Sa Majesté croit- donc' qu'il serait préférable de renoncer tout à fait au contrôle, et de s'efforcer de le remplacer par quelque autre système.

Le meilleur système à substituer au contrôle serait la nomir nation par le Khédive d'un unique conseiller financier européen. Ce fonctionnaire assisterait aux conseils du cabinet, sur l'invitation du Khédive, mais non pas à titre de Ministre des finances; il exercerait, de la manière que Son Altesse indiquerait, les pouvoirs d'enquête et de conseil' en ce qui concerne les questions financières, mais sans être autorisé à intervenir directement dans l'administration du pays.

« N'est-ce pas du pur Chavette — le ministre de France jouant le rôle du guillotiné par persuasion?

« M. Duclerc n'a aucune vocation pour ce rôle sacrifié.

11 serait difficile, dit -il, de fournir de meilleures raisons pour conclure au maintien du contrôle. Cependant vous proposez de l'abolir parce que « ce système n'est pas exempt de sérieux défauts et dangers ». Quels défauts et quels dangers ? Je ne les trouve indiqués nulle part dans votre note.

Mais voulez-vous réellement abolir le contrôle? Nullement. Vous dites : « Gomme remplacement du contrôle, le Khédive nommerait un « seul conseiller européen. » Européen, c'est-àdire anglais, n'est-ce pas? Eh bien! pour appeler les choses par leur nom, ce que vous proposez ce n'est pas l'abolition du contrôle, c'est l'abolition du contrôleur français. Je ne vous surprendrai certainement pas en vous disant qu'il ne m'est pas permis d'accepter cela.

(( La conversation continue sur ce ton. Le Foreign Office, fort habilement, fait intervenir les Egyptiens. C'est Chérif Pacha qui refuse de convoquer le contrôleur français, M. Brédif, aux

séances du Conseil des Ministres auxquelles il a le droit d'assister. C'est le Khédive, qui a, diton, « spontanément demandé au Cabinet de Londres la résiliation des arrangements 1876 et 1879, arrangements conclus à titre provisoire ». « Note du 3 octobre, signée Granville :

Nous désirons exclure du nouvel emploi, toute influence politique. Le choix des deux contrôleurs généraux et leur maintien en fonctions dépendait de deux gouvernements étrangers. Pour ce qui concerne le nouveau fonctionnaire, ces facultés dépendront de l'action du khédive.

« Pauvre Khédive ! ce n'est pas encore son tour. Maintenant on se sert de lui pour détruire l'influence française. Plus tard, ce sera son tour d'être dépouillé, lambeau par lambeau !

« Je veux encore attirer votre attention sur ces déclarations de M. Duclerc :

Nous sommes, en Égypte, en possession d'une situation acquise, laquelle résulte à la fois des intérêts que nous avons dans ce pays, du rôle que nous y avons joué en tous temps, des grandes entreprises dues à notre initiative et à notre industrie, et, plus spécialement, des arrangements diplomatiques concertés avec l'Angleterre et avec le Khédive en 1876 et en 1879. Je n'examinerai pas ici s'il y a lieu, comme le fait la note du 8 novembre, de marquer une distinction entre les accords de 1876, établis avec le concours pour le moins moral des Gouvernements intéressés, et ceux de 1879, formés avec leur intervention officielle.

De tous ces accords ressort indistinctement une même idée, idée -grande et féconde, à laquelle les Cabinets de Paris et de Londres ont longtemps subordonné toute autre considération, celle qui consiste à abdiquer les rivalités du passé et à unir l'action des deux pays dans une pensée commune de

sauvegarde pour les intérêts européens et de progrès pour la civilisation locale.

Les événements qui se sont récemment produits en Egypte ont-ils modifié cet ordre de choses? En intervenant pour réprimer une sédition militaire, l'Angleterre a-t-elle entendu se dégager de ses accords antérieurs, répudier le concours de la France et se charger seule désormais de l'œuvre poursuivie jusqu'alors en commun? C'est de la réponse que le Gouvernement Britannique jugera devoir faire à cette demande que doit dépendre à mes yeux la solution de toutes les questions pendantes, et je ne verrais que des inconvénients à nous écarter de la seule base d'entente possible entre les deux pays pour nous perdre dans des discussions de détail sans objet et sans issue.

Si le Gouvernement Britannique, obéissant à des préoccupations que je n'ai pas à examiner, croit devoir abandonner les errements anciens et dénoncer des arrangements diplomatiques dont rien ne nous semble cependant avoir diminué l'utilité réciproque; s'il juge, en un mot, plus conforme à ses convenances ou à ses impressions du moment de reprendre sa liberté d'action, nous n'aurons plus qu'à pourvoir nousmêmes à la sauvegarde de nos intérêts.

(Note du 24 novembre.)

Sans ajouter à notre réponse rien qui pût ressembler à des récriminations, je ne puis me dispenser cependant de vous rappeler en terminant l'attitude si strictement correcte que nous avons observée à l'égard de l'Angleterre pendant les récents événements. Tant qu'a duré la lutte, nous avons conservé le rôle d'amis sincères, séparés un moment par un dissentiment de conduite. De son côté, le Gouvernement de la Reine nous a exprimé la gratitude que lui avaient inspirés nos bons offices et nous a donné l'assurance expresse que notre confiance ne serait pas déçue. La question que nous avions à résoudre nous paraissait donc fort simple. Le succès des armes britanniques en Égypte ne pouvait modifier, au point de vue du droit, la situation de ce pays. Les Anglais eux-mêmes avaient déclaré, au début de leur expédition, ils ont répété depuis, que leur intervention n'avait d'autre objet que de rétablir l'ordre dans les États du Khédive. Or la première condition du rétablissement de l'ordre n'était-elle pas le respect des institutions que la rébellion voulait renverser, et,

au premier rang de ces institutions, ne trouvions-nous pas toutes celles qui ont un caractère international?

(Note du 13 décembre 1882.)

« C'est ici le lieu d'intercaler la fameuse Circulaire du 3 janvier 1883 adressée aux puissances parle Foreign Office et publiée par le Livre Bleu (Égypt. 1883-n° 2).

Le cours des événements a imposé au Gouvernement de Sa Majesté la tâche, qu'il aurait volontiers partagée avec d'autres puissances, de réprimer la révolte militaire en Égypte et de rétablir la paix et Tordre dans ce pays. Ce but a heureusement été atteint; et quoique pour le moment des forces anglaises restent en Égypte pour la sauvegarde de la tranquillité publique, le Gouvernement de Sa Majesté désire les retirer, aussitôt que l'état du pays et V organisation de moyens convenables pour le maintien de l'autorité du Khédive le permettront.

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