Cic, De divin,, i
pliant, l'air et le jour se firent plus rares, et les malheureuses vestales, obligées de vivre au milieu de cet entassement de murailles, cherchèrent à se procurer chez elles ce que le voisinage ne leur lournissait plus. C'est ainsi qu'on leur fil une demeure plus vaste, afin qu'il leur fût possible d'y respirer, et qu'on y planta un petit jardin pour mettre sous leurs yeux quelque verdure. Ce n'était pas grand'chose, mais en ce genre les anciens se contentaient de peu; et, à quelques pas des vestales, les maîtres du monde, établis au Palatin, n'étaient pas mieux partagés qu'elles. Un bosquet ne va guère sans une fontaine : aussi s'en trouve-t-il une dans l'Atrium Vestœ. C'est un bassin de 4°',40 sur 4°',10, qui est encore aujourd'hui revêtu de marbre à l'intérieur. On a été fort étonné de voir que, dans le bassin ou dans les environs, il ne se rencontre aucune trace d'un aqueduc qui pût y conduire l'eau, quand on voulait le remplir, mais M. Jordan a très bien rendu compte de cette particularité singulière. Festus nous dit que les vestales ne devaient user que d'eau de source entièrement pure, et qu'il leur était interdit de se servir de celle que des tuyaux amenaient du dehors*. Il faut donc croire que, tous les matins, les nombreux esclaves attachés à la maison allaient chercher l'eau à quelque fontaine voisine et la versaient dans le bassin. Une conduite, qu'on a retrouvée, permettait de l'écouler dans un égout qui passait au-dessous de l'édifice.
Comme il arrive dans les maisons romaines, tous les salons et toutes les chambres étaient disposés autour de la cour. Selon l'usage, la salle de réception, ou tablinwm, était placée au fond, en /'ace du bassin. C'est une pièce vaste, et qui devait être très richement décorée; on