‹ Promenades archéologiques, Rome e PompéiChapitre 5 sur 68 · De Rossi, Bull, d'archeol. crist., 1867, u · texte numérisé non relu

De Rossi, Bull, d'archeol. crist., 1867, u

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rite, ces textes sont seulement des premières années du moyen âge, mais ils reproduisent l'opinion des dernières années de l'empire, que la tradition avait fidèlement conservée. Il est donc sûr qu'on donnait alors le nom de Voie sacrée à la rue que les dernières fouilles ont fait découvrir.

Mais en était-il ainsi dans les temps plus anciens ? c'est ce qu'il n'est pas aisé de dire : la question est devenue d'autant plus obscure aujourd'hui que, dans l'antiquité même, à ce qu'il paraît, elle n'était pas très claire. Ij'exemple de Pompéi prouve que les rues alors ne portaient pas de plaques ; le nom qu'on leur donnait ne se répandant que par l'usage, il pouvait y avoir beaucoup d'incertitude et d'obscurité dans la façon de les désigner. C'est ainsi que Varron et Festus nous disent que le peuple ne savait pas très bien ce qu'on devait appeler « la Voie sacrée^ », Naturellement nous le savons bien moins encore de nos jours. Il y a, à ce propos, trois opinions diverses qui ont été soutenues avec ardeur par des archéologues distingués. Les uns veulent que la Voie sacrée, depuis l'arc de Titus jusqu'aux rampes du Gapitole, se soit dirigée droit devant elle, le long du Palatin, du temple de Castor et de la basilique Julienne. Dans cette hypothèse, il en resterait encore une partie à découvrir, celle qui est cachée sous la route poudreuse qui mène au palais des Césars. Les autres, au contraire, croient la reconnaître dans cette rue dont je viens de parler et qui suit la basilique de Constantin et le temple de Romulus ; mais, arrivés à l'endroit où elle entre dans le Forum, c'est-à-dire vers le temple d'Antonin, ils se divisent. Il y en a qui pensent qu'elle continuait tout droit et qu'elle allait passer sous l'arc de Sévère; d'autres sujjposent

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