‹ Promenades au DahomeyChapitre 11 sur 27 · D'après Barbot, Des Marchais, Boaman · texte numérisé non relu

D'après Barbot, Des Marchais, Boaman

il avait reçu quelque oiïense, ne trouva qu'un ingrat et un rebelle dans un vassal qu'il avait comblé de bienfaits. Il fit marcher contre lui une armée nombreuseel, secondé par quelques vaisseaux français qui lui fournirent de la poudre et d'autres munitions, il se proposait d'exterminer son ennemi ». Mais la capitale de Popo étant située au milieu d'une rivière il fallait une flotte de canots pour l'attaquer : grâce à cette circonstance les gens de Popo purent se défendre aisément car de leurs « maisons » ils tiraient à coup sûr sur les canots qui ne pouvaient aborder.

Bref, les assiégeants durent se retirer. Plusieurs Français périrent dans cette occasion, avec nombre de soldats d'Ardra. S'il n'en périt pas davantage, c'est que ceux de Popo n'osèrent pas les poursuivre. « Le roi d'Ardra n'ayant pas jugé à propos de renouveler soa entreprise s'est contenté d'engager à force d'argent, d'autres nations dans sa querelle. Mais après avoir reconnu qu'il était la dupe de ceux qu'il employait, il s'est déterminé à laisser le roi de Popo tranquille dans la possession de son île (1) ».

Plus tard le territoire des Popos reçut une nombreuse émigration de gens de la région voisine, du nord et de l'est, qui fuyaient lea envahisseurs dahoméens de leur pays. Ils vécurent assez longtemps en bonne intelligence avec leurs hôtes, auprès desquels ils s'étaient fixés ; puis une scission éclata, à cause d'un mulâtre nommé Félix da Souza,qui, ayant à se plaindre du chef du Petit Popo, fomenta une révolte contre lui. Da Souza et ses amis finirent par chasser ce chef, nommé Comlayan, qui se retira en un endroit voisin où il fonda la ville d'Agoué(1821). Les querelles durèrent

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