Comniandanl. Maltei ; Bas Niger ; uenoué ; Dahomey
les noirs voiil cueillir en grimpaut à la cime de ces arbres élevés. Pour exécuter cette ascension, qu'ils font très vite, ils eatourent le Ironc el leur corps d'uue sorte de cerceau en liane, qu'ils font progresser de bas en haut par petits à-coups à mesure qu'ils montent ou descendent. Très habiles de leurs pieds, ils s'en aident f<ulanl que des mains.
La recolle a lieu deux fois par an : de janvier it avril et d'août à oclobre.
Chaque arbre produit, les bonnes années, 12 à 14 régimes de noix, (chaque régime est d'environ 150 noix) ; il rapporte bon an mal an, de 4 à 5 francs.
Le noir qui est monté dans un palmier jette à terre les noix qu'il a cueillies : d'autres , en bas, les rassemblent et pendant quelques jours on les laisse fermenter sur le sol,après quoi on les jette dans de vastes récipients où hommes, femmes et enfants les écrasent soit avec les mains, soit en les piétinant. On laisse reposer quelques heures le résultat de ce raaiasaye, puis on le transvide dans de grandes marmites et on le soumet pendant 24 heures à un grand fiiu. Après refroidissement l'huile pure est enlevée avec soin et il ne reste dans la marmite que l'eau et les résidus.
A la Côte d'Ivoire, le procédé est un peu différent. Lorsque les noix ont suffisamment fermenté sur le sol, on les jette dans de grands chaudrons contenant de l'eau bouillante : le fruit crève et l'huile surnage. On laisse alors refroidir puis on recueille l'huile dans des récipients que les femmes portent au marché.
Le résidu des noix de palmes, après cette ébuUition, est utibsé au Dahomey par les indigènes pour faire cuire les aliments. Cependant, il y reste encore une quantité appréciable d'huile. A la Côte d'Ivoire, ce résidu est encore pressé à la main pour en extraire le corps gras qu'il a conservé. A la Côle d'Or, on l'expé-
die en Angleterre, où îl est traité iriécaniquemenl.
Quant au noyau de la noix de palme dont le contenu n'a pas été altéré sensiblement par ces opérations, on le brise après l'avoir laissé suffisamment sécher pour en retirer l'amande. Celte amande, triturée raécaniquemenl, donne de l'huile en abondance : le tourteau qui en résulte entre dans l'alimentation de nos bestiaux.
L'exploitation du palmier et l'industrie de la fabrication de l'huile nécessitenL un personnel assez nombreux car la récolte purement locale ne pouvant nulle part alimenter une fabrication quelque peu importante, il faut aller plus ou moins loin du centre industriel pour se procurer des noix en quantités suffisantes
Kolatier. — La culture dç ce bel arbre, (dont les spécimens les mieux venus atteignent 10 et 12 mètres de hauteur et 80 centimètres de circonférence) donnerait au Dahomey d'excellents résultats : il peut fournir par année de 30 à 50 kilogs de fruits (noix de kola) dont le placement serait facile non îieulement eu Europe, mais d'abord sur toute la ciile occidentale d'Afrique, où l'on en est très friand, el où le kolatier ne peut prospérer.
Cet arbre, en eilet. ne fructifie que dans la zone qui embrasse notre colonie du Congo, le Gabon, le Dahomey, Sierra-Leone, leRio-Nunez et le Rîo-Pongo.
Passé environ 800 kilomètres dans l'intérieur, il ne peut vivre. Il commence à donner des fruits à partir de huit ans.
Les fruits du Dahomey ne valent peul-élre pas comme saveur ceux des régions plus occidentales, néanmoins ils sont supérieurs à ceux du Congo et du Gabon,
Tous les noirs de l'Afrique, surtout de l'Afrique occidentale, apprécient la noix de kola comme alimcjit, et en font une consommation énorme.