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Le fruit du kolotier dahoméen est laiilôt rose, rougevif ou blanc.
On le récoltijprincipalementdanslarégion d'Abomey- Calavi : les indigènes à peu près seuls en font usage : Autrefois ou en importait au Brésil des quantités assez importantes. Les noix se vendent de 2 à 3 fr. le kilog, suivant leur grosseur et leur qualité.
II ser.iîl possible d'améliorer considérablement, par une culture bien entendue et par la greffe, les produits du kotatier, qui seraient alors aussi rechcrcbés sur les marchés indigènes et européens que ceux provenant de la Côle-d'Or, qui sont regardéscomme les meilleurs.
Cocotier. — Partout où le cocotier est cultivé sur une grande échelle, on retire de sa culture des résultats certains. La noix peut, dans une mesure, peu considérable il est vrai, mais enfin appréciable, convenir à l'alimentation des indigènes ou de leurs porcs, s'ils en élèvent; le coprah est utilisé par l'industrie textile et savonnière. On sait par exemple que le coprah est la fortune de telles îles de l'Océanie. Mais au Dahomey il est loin d'en être ainsi. On ne surveille pas la croissance du cocotier et l'on ne s'occupe pas de le multiplier. Il pousse où et comme il peut. Les indigènes se bornent à profiter de lui, quand il se trouve de ces arbres dans leur voisinage. Encore n'y a-t-il pas très longtemps qu'ils laissiiient perdre le coprah, n'utilisant que la noix. C'est à l'occupation française qu'ils doivent d'avoir quelques notions plus exactes de leurs véritables intérêts en fait d'utilisation des produits de la nature. Aussi recueillent-ils maintenant le coprah, dont la valeur, livré sur place, atteint 200 à 210 fr. la ' tonne.
Indigotier. — Le produit de l'indigotier serait cer-
tainemeBt rémuoérateur si on le récoltait en quantité suRisanle pour les besoins du payt;, (qui en fait déjà un emploi considérable), ut pour l'exporter. Jusqu'à préseot, l'indigo récolté reste dans la colonie où les indigènes s'en servent pour la leiiiture. Il se paie 2 à 3 francs le kilorj.
Caoutchouc. — Les indigènes par négligence ou par ignorance, ne chercbenl pas à exploiter sérieusement ce produit : Oa le recueille cependant en quantité appréciable dans le secteur de Caholé, où il a été étudié avec soin par le lieutenant Drot, de l'Infanterie de Marine, qui a publié dans le Bulletin du Comité de C Afrique française le résultat de ses observations (1).
« Le caoutchouc croit spontanément, sous forme de liane, dans les grandes forêts qui entourent les villages et bordent les marigots les plus importants,
La liane pousse de préférence dans les terrains humides, sans que cependant les grandes pluies lui soient nécessaires ; mais les humus ou un sol naturel très meuble et très riche sont indispensables à son développement.
Une exploitation abusive a lue la majorité des lianes productives ; néanmoins il existe un assez grand nombre de jeunes plants pour qu'il soit légitime de dire que leur culture, intelligemment pratiquée, assurera à la région une incontestable richesse. Le district Bédou-Bassila-Manigri, en particulier, pourra se créer de véritables forêts de lianes caoutchouc,
La plante crott sous forme d'un buisson, très épais quand elle est jeune, puis, se tran^ilorraant en liane, acquiert les proportions suivantes : un an, grosseur