‹ Promenades au DahomeyChapitre 8 sur 27 · E. Cliaudoin : Trois mois de Captivité auDahomey · texte numérisé non relu

E. Cliaudoin : Trois mois de Captivité auDahomey

Autour de ces ouvrages se formèrent des noyaux de population qui devinrent, dans la suite, les trois quartiers ou Solams de la ville de Wydah {t).

Noire fort de Wydah était lui nussi gardé par un certain nombre d'hommes armés, afin d'avoir moins à craindre des instincts pillards des gens du pays. Celle petite garnison qui obéissait nu « commandant du Tort » et qui se composait en moyenne partie de noirs fut retirée par le ijouvernement en 1707 par mesure d'économie (2). Le fort n'eut plus qu'un seul gardien ; ce fut un homme du pays, auquel resta, ou auquel on donna le titre de commandant du fort.

Son fils nommé Titi, hérita du grade, de la fonction et de l'uniforme de lieutenant de vaisseau qu'il trouva dans son patrimoine.

Le titre de commandant éttiit justifié dans une certaine mesure puisque les liabitanis du Salam ou quartier français restèrent jusqu'en 1867 les f/eris de notre fort et qu'ils pouvaient ôlre réquisitionnés pour exécuter des travaux d'entretien, comme le creusement des fossés (3). »

Ce Tili aurait pu figurer avec avantage à la Cour ou dans les armées de Gérolstein. Avant lui, le titie de Commandant donnait à qui le portait des droits et des prérogatives effectifs, réels, absolus. Titi, bien qu'il fût le seul représentant du pouvoir du gouvernement français depuis que l'on avait retiré la garnison du fort, Titi donc se preiiait tout-à-faii au sérieux.

Il n'avait plus sous ses ordres comme ses prédécesseurs, une garnison proprement dite, mais il com-

1. baron Hullot ; Les Relaliom de la France avec la Côte des Esclaves.

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