Hulot : Op. Cit
mandait à une sorte de milice formée de quelques noirs pris dans le Salam Français pour Faire la police locale. * Cela ne l'empêchait pas de si: rengoryer lorsqu'on battait \c rappel ou lorsque, en grand costume de lieutenant de vaisseau, il commandait sa troupe et la passait en revue.
A la fin, qu'est-il resté de ces grandeurs? Le fort étant hahilé par les agents de la maison Victor Régis de Marseille, le commandant reste à la porte et salue les blancs qui passent devant lui. Il est en quelque sorte agent de police et gardien de la paix, à la porte du fort et dans le Salam (1) ».
Titi n'eut pas dans sa dignité et ses fonctions de successeur di; sa race ; après lui, ce fut le chef de la factorerie /ru/ifa/se qui reçut le tilre et les prérogatives de commandant du fort. Plus tard enlin, ce vestige de l'ancienne occupation fut aboli. Mais le fort resta: il était propriété nationale; l'Etat le vendit sous condition de pouvoir le reprendre plus tard, à la maison Mantes et Borelli, de Marseille, moyennant une redevance annuelle de 5 francs et l'engagement pris par cette maison de le faire toujours entretenir en bon état. De plus, le chef de la factorerie de Mantes et Borelli fut nommé Consul de France (1841-42).
.Le fort ne fut pas, paraît-il, entreteim comme il l'eût fallu (3); quoi qu'il en soit, la qualité de consul donnée à un négociant de notre nation devait faire beaucoup pour maintenir le prestige français dans le pays; d'un autre côté, cette combiuaison avait l'avantage de permettre à noire pavillon de rester bissé en permanence sur cette côte où en effet il n'a jamais
i. Pierre Bouche: La Côte des Esclaoes.