ERNLST F0U1NET ET LES ORIENTALES
Les événements actuels d'Orient1 ont ramené plus ou moins l'attention sur les poètes et les artistes français qui, de 1821 à 1830. voulurent contribuer, de tous leurs efforts, à la proclamation de l'indépendance de la Grèce.
Un livre excellent de M. Asse, publié en 1900, donne la liste des poèmes parus à cette occasion. Cela commença avec Alexandre Guiraud et aussi le Comte Gaspard de Pons, et cette liste est extrêmement longue.
Il va sans dire que la Grèce antique inspira souvent ces nombreux écrivains, à commencer par Barbey d'Aurevilly, qui publia en IH24son Ode aux héros des Thermopules. vers sans éclat, dit avec raison M. Asse, mais il faut ajouter que Barbey avait seize ans lorsqu'il les écrivit.
Victor Hugo, en composant ses Orientales, voulut éviter ce retour aux souvenirs classiques et fit son livre avec des pièces très diverses., mais d'un tout autre genre
Les unes s'inspirent des circonstances, comme l'Enfant grec, et là Hugo n'évite pas un autre écueil, celui des inexactitudes géographiques qui d'ailleurs n'enlèvent rien à la splendeur de ses vers, mais font sourire le voyageur qui a pu visiter Chio que le poète appelle l'île des Vins, alors qu'on n'y planta jamais de vignes, et qu'il orné de charmilles et de grands bois qu'on ne vit jamais sur ces rochers nus