‹ Promenades biographiquesChapitre 34 sur 61 · Choix de poc'nes orientales · texte numérisé non relu

Choix de poc'nes orientales

Suit l'histoire de Keni Tambouhan, princesse de Tandjoug-Poura, dont la traduction n'est pas toujours très heureuse. On y trouve les vers qui, selon Asselineau, avaient causé quelque stupeur à l'Arsenal :

A Wira D< adani, Radin dit : oh ! demeure.

Mon père, où donc est-il l'oiseau de tout à l'heure ?

J'ai trouvé dans la même pièce :

et devenu bourreau

Lui plongea dans le sein la lame meurtrière. Elle le traversa : la pointe était derrière. Et Keni Tambouhan. du coup qui la perça. Sans crier, sans lutter, sur la terre glissa...

Mais tout dans ce petit livre n'est pas ridicule et il s'y trouve des strophes de Fouinet parfaitement dignes d'être admirées ; voici un extrait d'un autre pantoum.

Si devant moi vous marchez, 6 ma belle ! Cueillez pour moi des fleurs du Camboja. Sur les tombeaux leur ombre solennelle S'étend déjà.

Un oiseau blanc, aussi blanc que la neige, Vers un djati s'envole en gazouillant : O mon amour, vers quel ciel vous suivrai-je ? Quel ciel riant ?

Cet auteur de second plan fut digne du nom de poète et aura eu l'honneur de collaborer avec Victor Hugo, de l'inspirer même.

La publication que j'ai faite des lettres et de leurs commentaires prouve aussi que les critiques d'Ernest Fouinet ne furent pas dédaignées de Victor Hugo qui usant largement de la permission que son ami lui avait donnée, se les appropria souvent sans plus de façons.

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