D'APRÈS CHAMPMARTIN. MUSÉE DE VERSAILLES
PROMENADES BIOGRAPHIQUES l5w
« L'acteur se relève en improvisant ; au milieu du verbiage européen qu'il répète sans trop se soucier de le comprendre, vous voyez une volonté énergique, une conception rapide, une mémoire prodigieuse, une habitude de commander, de remuer les hommes, un besoin d'activité qui fera un administrateur en temps de paix, après avoir fait un héros pendant la guerre, un duc de Dalmatie ministre après un Soult maréchal ! ... »
Je n'ai pas choisi e passage que je viens de citer. L'intérêt du livre est constant ; le style a toujours cette fermeté et cette espèce d'emportement ironique qui est la marque de l'auteur.
J ai dit plus haut qu'Eusèbe de Salle avait fait des démarches en vue du consulat de Jérusalem et que ses démarches turent repoussées.
Il s'était fait introduire auprès de Guizot avec les recommandations de Mme de Mirbel et du Général Comte de Salles. Il avait dû connaître celui-ci en Afrique. Voici une lettre qui montre la qualité de leurs relations :
Mon cher monsieur,
« L'adresse que je vous ai donnée à mon passage à Marseille était celle de la maison où je comptais descendre à mon arrivée parce qu'à cette époqueje n'avais pas de logemeLt à Paris.
Je n'y sais encore resté que le temps nécessaire pour chercher une installation provisoire. Dix-huit mois se sont écoulés depuis cette époque et il n'est pas extraordinaire qu'on ait perdu ma trace et que la lettre dont vous me parlez ait été renvoyée sans indication. Peutêtre avons-nous eu tort l'un et l'autre de rester si longtemps sans continuer nos relations. Vous me parlez d'une lettre que vous aviez adressée à M. le ministre des Affaires étrangères pour obtenir le consulat de Jérusalem. — J'ai vu dans le budget que le gouvernement avait le projet d'envoyer dans la ville sainte un consul, mais c'est tout ce que je sais sur cette affaire.
Si j'avais su pendant mon séjour dernier à Paris l'intérêt que vous mettiez à cette création nouvelle j'aurais pris des informations précises.
Je connais très peu M. Guizot ; cependant si une démarche de ma part vous paraissait utile, je la ferais volontiers, etc. . »