‹ Promenades biographiquesChapitre 51 sur 61 · L. DE MlRBUL · texte numérisé non relu

L. DE MlRBUL

Dès le lendemain, nouvelle lettre de la même au même, indiquant le changement survenu dans l'état des affaires du ménage de Salle :

Château de Lormois, 9 octobre 1847.

« Aujourd'hui, à lo heures du matin, ma lettre partait pour vous et à midi je recevais la vôtre, cher monsieur, qui m'a navrée. Quel désastre, bon Dieu ! Et quelle doit être la douleur de Mme de Salle qui avait été si heureuse de vous entourer d'aisance ! Quelle épreuve est la vie.

Vous m'aviez toujours parlé de cette fortune aux Indes comme étant préservée par les soins de votre beau-fils ! Mais, à quoi bon ces questions! Je crains bien que malgré votre malheur, vous n'ayez beaucoup de peine à obtenir congé et mission. En ce moment même deux hommes protégés par M. de Salvandy ne peuvent partir faute d'argent, les fonds disponibles étant absorbés d'avance.

Le ministère des Affaires étrangères est bien pauvre aussi, dit sans cesse M. Guizot et je crois que si vous considérez comme important le voyage que vous préméditez vous devriez peut-être venir à Paris tâcher de le rendre possible. Réfléchissez à ce conseil.

Je ferai ce que vous souhaitez sitôt mon retour qui aura lieu le 17, mais vous comprenez qu'on vous refusera plus difficilement que moi ; cependant je m'emploierai de mon mieux, je vous l'affirme.

Votre lettre me cause bien de la dnuleur.

Adieu, je vous écrirai aussitôt que j'aurai quelque chose à vous dire.

Milles amitiés bien dévouées, cher comte.

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