‹ Promenades biographiquesChapitre 6 sur 61 · EMMANUEL · texte numérisé non relu

EMMANUEL

Et Boulanger, qu'eu dites-vous ? Il finit comme une vignette de romance 1830. Ce n'était décidément pas un vrai mâle. Ce n'est pas le père Napoléon qui se fût fait sauter le caisson ! — Enfin, s'il a retrouvé Marguerite, tant mieux pour eux.

La Membrolle par Mettray.

24 janvier 1892.

Cher cousin et ami,

Merci de votre bonne et affectueuse lettre. Voudriez-vous, afin d'en terminer avec cette petite question alcoolique, avoir l'extrême obligeance d'écrire à ce Monsieur P... qui grâce à votre demande personnelle, me servira, j'en suis convaincu, en toute confiance, et lui commander dix litres d'eau-de-vie à 3 fr. 50. Total 35 francs, que je lui paierais immédiatement.

Je voudrais, nous voudrions tous bien vous voir, mais quel sale temps, bon diare, et que les jours sont courts encore ! De plus, je vois que vous êtes souvent en courses et nous ne voudrions pas vous déranger !

En fait de dérangement, je l'ai été dérangé, ces jours derniers et j'allais prendre la plume inquiète pour vous mander, mais ce n'est rien, c'est passé, avec dix ou douze tasses de camomille et quelques suées j'en ai vu la farce. Les femmes vont bien, aussi l'enfant. A bientôt, au plus tôt possible. Nous vous embrassons tous tendrement.

Votre affectionné cousin et ami,

EMMANUEL CHABRIER

.4 Madame G. S. à Fondettes.

Jeudi, 16 juillet 1893.

La Membrolle.

Ce sera pour nous tous une grande joie d'aller passer quelques bonnes heures au milieu de vous. On ne se voit que très rarement, on s'aime énormément, la journée de dimanche sera délicieuse. Nous vous embrassons tous les trois de tout notre cœur.

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