VENISE
Il y a quatre ans que j'ai visité Venise pour la première fois, et, depuis lors, je ne cesse d'y penser. — Que ne suis-je encore sur le pont de la Paille, par un beau soleil de dimanche, occupé à regarder les saltimbanques du quai des Esclavons !
C'était là aussi une des distractions de Goethe, alors qu'il habitait Venise en 1790. Il avait remarqué une petite danseuse de quinze ou seize ans, mignonne au possible, du nom deBettina, — un nom qu'il devait rencontrer plusieurs fois dans sa vie.
c Le charmant petit êtrel dit-il; elle est souple et sans os; tout se ploie en elle, tout est gracieux.
î 0 Bettinal je t'admire, aimable merveille ;