RS
were many handsome houses with good farms, and loaded the vessels with cattle and then returned from their expedition.
“The same day, a party of highlanders came to the Isle of Orleans, from general Monckton’s encampment, in order to destroy all the Canada side.
“ On the 20th, the Louisbourg grenadiers began their March down the main laud of Quebec, in order to burn and destroy all the houses on that side. On the 24h, they were attacked by a party of French, who had a prie:t for their commader, but our party killed and scalped 30 of them and like-wise the priest their commander. ‘The three companies of Louisboug grenadiers hal-* ted about four milles dowa the river, at à church called ;’Ange- Gardien, where they were orlered to fortity themselves till furiher orders ; our people had several small pa ties, in houses, and the remaiader continued in the church. ‘The 2oth they began co destroy the country, buraing houses, cutting down their corn.
“ The 3rd day of September, all the army left Montmorancy side they set allthe houses &ud fortifications on tire, ad then embark:; ed in flat bottomed boats and eume up above the full.
‘We burned and destroyed upwards of 1400 fine farm houses, for we, during the siege, were masters of a great part of their country along shore, aud parties were almost continually kept out ravasing the couniry: so that’this tho’t it will take them halfa century to recover the dumage.”’—Munuscrits de la société iittéraire et historique de Québec.
Le prêtre qui fut tué et scalpé par les Anglais était M. de Bécancourt ; il est enterré dans l’église de la Bonne-Sainte-Anne-du-
Nord.
Il entrait dans la destinée du commodore Byron de faire tout le mal possible aux débris de la colonie acadienne, Le 15 septembre 1763, de Bougainville avait fait voile de France, emmenant avec lui aux îles Ma:- Jouines plusieurs familles expulsécs d’Acadie, “ espèce d'hommes laborieux, intelligents, dit-il, et qui devait être chère à la France par l’inaltérable sttachement de ces honnêtes et infortunés citoyens.” Mais ces malheureux ne jouirent de leur indépendance et de leur travail que pendant deux années. Un jour, ils virent le destructeur de la Petite Rochelle entrer en rade, et prendre possession de leurs champs au nom du roi d'Angleterre. L'année suivante, une colonie anglaise s’installait aux Malouines, ct menaça les Acadiens de les jetor à la mer s'ils ne quittaient pas la place. Mis dans cette alternative, et n'étant pas les pus forts les propriétaires préfèrèrent céder la colonie à l'Espagne, qui en accepta la remise officielle faite par de Bouguinville, commandant alors la Bourleuse, C'est ainsi que le bras de l'Angleterre allait atteindre jusque dans is solitudes de l'Atlantique du Sud les malheureux :estes de la race Acadienne,
Mais ces 50 irs du passé ne pouvaient m'empécher de songe: Ristigouche n'avait pas toujours été donné en partage aux horreurs de la guerre, et qu'il avait été aussi le témoin des prodiges que fait naître le res. pect de la parole du prêtre.
Il ya plus d'un demi-siècle, un missionnaire çana-
Byron de dien avait été chargé par son évêque de la desserte des lonie aca- deux missions sauvages de Cascapédiac et du Risti- 4 ville avait gouche. La distance entre ecs deux points était de
îles Ma- einquantce-cinq milles, qu'il ne fallait pas hésiter à fran- , “espèce chir par tous les temps, lorsque le service de Dieu l'exiui devait geait, Ame fortement trempée, corps endurei à la ement de fatigue, esprit toujours gai, le courageux missionnaire s malheu« ne reculait devant ri:n, et la seule plainte qu'il ait jaur travail mais laissé tomber fû! roles du P, Le Jeune nt le des- dont il se servait un ) dans une de ces lettres:
rade, eb —‘# Coucher su re couverte d'un peu de branches a du roi î de pin, n'avoir q le écorec entre la neive et notre tête,
anglaise traîner notre bawtre sur des montagnes, se laisser rouler Nr ns de les dans des valons épouvantables, ne manger qu'une fois en | Mis dans deux ou trois jours, quand il n'y a point de chasse. c'est la ' s proprié- vie qu'il faut mener en suivant les sanvages. on ue 1e, qui en peut mourir qu'une fois, le plus (04 n'est pas toujours le iguinville, | pire.” ue le bras La tribn confiée au zùle apostolique de e: prêtre était solitudes celle des Micmac:, gens aux mœurs sévères, parlant uno | de la race Jangu( po tique ct douce qui se rapproche de celte des
Grecs et des Latins (#), vivant de pêche et de chasse, durs m'empé- : à la ‘atiwie, paresseux dns les temps d’abondanec, d'une
ujours été franchise éprouvéc,et sobres à un tel point,q''en ces temps-
qu'il avait * —choseextraordinaire pour une bourgade sauvage —un | tre le res. $ ivrogne se faisait censurer publiquement, puis sur réci-
ire çana- L. (#) A 6e p:opos, M. Daw:on, principal de l'Université McGill,
dive, était chassé sans pitié hors du village. Bon catholique, le Micmac avait une confiance extrême dans toute
personne qui e présentait à lui revêtue des insignes sacrés: mais elle était illimitée pour son missionnaire, Aussi fallait-il voir les préparatifs que l’on faisait lorsque la visite du Putliache était annoncée. C'était sous ce nom que les Micmaes désignaient leur prêtre. La bour-
Montréal, fait de curieux rapprochements entre le Micmac et le Grec, dans l’appendice de son savant travail, intitulé ‘ Acadian
Geology.”
Entr'autres mots, il cite ceux-ci, d’après M. Rand qui a été
chargé de traduire la bible en Miomac:
Micmac.
Pulès, Padoos, Pegoon, Oo-lakun, Oktan, Ala:oomk, Comé Epsit Nekokul Ekai Keenum Oolk Keioos Oonuks Temsum Moo, Kwis Kakayak Tokoo