PANAMA
delà s'étend la forèt vicrge. Aller plus loin sans ‘guide est absolument Impossible : en cettéisaison : le sol spongieux et détrempé n’est plus qu'un vaste marécage. Comment se risquer sur ce terrain mouvant que recouvre l'inextricable fouillis d'une, végétation désordonnée, encore activée par line humidité continuelle ? . : ee |
: Heureusement le’ .cheñin fer qui traverse
admirer, | e:ce beau pays
Sans fatigue, la nature tropicale d dans toute sa splendeur. i 2e A
J'avais fait la Connaissance de M. Chevalier; consul de France, ler voulut bien me présenter. fer. Ce dernier, aveclla plus grande courtoisie, mit h à ma disposition, jusqu'à la-veille du
Jour de mon L\ départ, un permis de circuler dans tous les trains, LA)
» dernière station avant | ait point à dédaigner; la ne-n'est que de 76 kilo- -
Colon. Cette faveur n'ét
longueur totale de la lig mètres, mais le prix exi
gé pour le pas age de cha- 4 ‘que voyageur est de 25 dollars HA {
fr, 25), outre bagages. Ce lanif e moitié pour les nègres et
une taxe très élevée sur les.
Mmenade eût été chèrement payé si j'avais été obligé de la faire à mes frais, -
a Je profitai largement dela permission qui m'avait
© dimanche, à
huit heures du matin ct à midi, deyx trains par-
tent de chaque extrémité de la ligne. Dix stations
intermédiaires sont dissé
du chemin dei..."
re0:
SRPSON PATCONS,
Br.
En combinant les heures de départ et d'arrivée, . je fis plusieurs fois des excursions aussi agréables ‘qu ‘intéressantes, tout en- rontrant chaque soir à | Panama. À Le chëfnin de fer qui nit les deux Océans a été livré à la circulation en\ 1855; sa construction a coûté des sommes considérables, on pas seulement à cause de la nature fnarécageuse du terrain qui, sur une foule sad des fondations sur pilotis, mais surtout en raison de la terrible mortalité sévissant parmi les ouvriers. Les Européens furent presque tous exterminés par les fièvres; quant aux Nègres- et aux Indiens, fort indolents de leur naturel, ils se soutiaient'peu de gagner quelques piastres au prix d'un travail pé- nible dans la vase brülañte des marais, sous les rayons de feu d’un soleil. implacable. On eut recours aux ouvriers chinois, plus patients et plus laborieux ; mais bientôt une terrible épidémie vint les décimer cruellement. On raconte que beaucoup | d’entre eux, désespérant de revoir jamais leur patrie, mirent fin à leurs souffrances en s’entretuant les uns les autres. L'obstination. américaine ; trionipha de tous ces obstacles: de nouveaux travailleurs furent recrutés à prix d’or, et cette grande entreprise ft enfin terminée.
Actuellement, le chemin de fer rapporte douze pour cent à ses actionnaires: il a donné jusqu'à . quarante pour cent. L'État de la Nouvelle-Gre- ‘ nade reçoit de la compagnie une indemnité an- | nuelle de 250,000 dollars €1,312,500- francs). Sur
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