LE CHEMIN DE “FER TR ANSCTAANIQUE
venant de Savanilla; “port de la Colombie, situé à | l'embouchure dh rio Magdalena. Ce bois est telle-
ment dur que l'on ne peut y enfoncer.un clou qu ‘après en avoir préalablement percé le. trou avec un vilebrequin. C’est le seul qui Dis résister à l'humidité du sol.
Je n'entreprendrai pas la description détaillée dé la route de Panama à Colon. Par le chemin de, travers une
tenté de peindre les splendeurs de la nature tropi-
- cale; je ne reviéndrai pas sur ce sujet. La plume, - d’ailleurs, est impuissante à retracer de pareils spectacles. Lorsqu'on n’a pas vu la merveilleuse.
-végétation des forêts de l'Amérique équinoxiale, il est impossible de s’en faire une idée.’ .
Au sortir de Panama, la voie traverse une Fine -marécageuse, puis, s’élevant graduellement, atteint facilement et sans l'aide d'aucun tunnel le: point
à culminant de la route, qui n’est qu’à 80 mètres
au-dessus du niveau de la mer. Les collines les plus élevées de l'intérieur ne dépassent guère la
: hauteur de 130 mètres. Les plus beaux bois sont
entre les stations de Mâtatchin et de Mamei, petits villages habités par des nègres et des Indiens.
Leurs chétives cabanes, abritées sous dè beaux ar-. bres fruitiers, sont fäites de bambous fendus et en- .
trelacés ; le:toit est couvert avec des roseaux ou des feuilles de bananier. De chaque côté de la voie on a abattu la forêt sur une largeur d'une douzaine de mètres; cet emplacement est recouvert d'une
puissante ÉRCtRUOI de Cannas, aux feuilles" lui-.