ADS HAE RL CHERS
e C MILL] Vs rait s
@, -gare. Onataltet. nnentele : Q inois, ègtes, ‘Indiens, y c@udoient les émigrähnts euro- É péens. C'est là que jeis pour la première fois les F ‘| fils du Céleste ÆEmpi ur flot envahissant n'a
: pas encore dépasse RkMissouri. Dans cette ‘ville
née d'hier et péupléa dj à de 30,000 habitants, on
}! Se: é à . ? Q + remarque de grands’étab ssements industriels et,
‘+ Sur les hauteurs qui dominent le Missouri, de x :» Joliessmaisohs et de. COQ} ites églises. : : Aït environs d'Omahà, le pays est boisé et as-
er "peuplé. On atteint bientôt les”bords de la ri- Vière’ Platte, large -d'un kilomètre, et dont nous. A bone suivre da rive droite pendant plus de 500 ki-
* lomètres. Enfin. voici la prairie, la vrai prairie, ‘sans clôtures, sans ner et qui se perd à l’hori- «zon'cornme la mer! L'herbe est moins verte et moins élevéa que dans l'Iowa, * mais on là dit de , qualité su périéure,
Cette contrée est pré sque déserte; de loin en
soir, une misérable 1 d Lo ‘de bois, quélques hau-.
tes” eules de foin ir &e ent Stles la présence d4 l'hommé/ Pas d': ut Arbres à l'horizon” quêé de” . minces bouquet É citers plañtés auto &. des
trenta s'étale rants,
familk
de mo
fois tin
habitations ; leufé "est le même, et, d'après la d |
punication
Li s'arrêta
saïsi, fut.
3; Ofinois, Anis eurore fois les hissant n'a cette ville bitants, on ustriels et, ssouri, de
oisé et ass de la ridont nous.
de 500 kiai prairie, d à l’horis verte et . la dit de
le loin en
ques ‘hau-.
résence dè4
zon ‘qué de
la construction de la maison
est parfaitement plat; aussi, la voie ferrée | : éNe une ligne rigoureusement droite. La nuit nous :
grosseur de l'arbre, on peut calculer l'époque de HAL Las
Le terrain, aussi loin que/la vue peut sétengre,
it.
ee —— "7
prend à Grand-Island, petite ville de 1,500 ha%itants, où l'on s'arrête pour Souper... | 18 septembre. — Toujours la prairie, mais bien plus maïgre. Plus d'habitations ; au-loin d’immenses troupeaux de, bœufs, ,avec qu lques pauvres huttes de boue et de paille. Cà et là des ossements blanchis : c'estbien le désert. Le/temps s'est beaucoup refroidi : les poëles sont allumés. N'oubliôns pas que : nous inous sommes/ élevés
Progressivement de 1,000 mètres depuis Omaha et ‘ que nous sommes actuellement à 1,800 mètres
au dessus du niveau dé la mer. Nous avons quitté . ce matin à Julesbourg (Colorado), le cours de la Platte-River, pour suivre celui de l'un de ses
affluents, presqu’à sec en ce moment. * |
des marmottes; leur taille est
inaire. Ils aiment à vivre en
rs Mrmont Wine ‘agglomération.
les semblables à un: pti iHäge, À la
fois tfmide et curieux; le chien ‘de prairie sort de
utour des res la
ani; SC dresse SUF ses
. Nebraska sur uné- étendue de 700 kilomètres. Ce
«pays a été, il ya quelques années, le théâtre .de
| luttes sanglantes contre. les’ Indiens Sioux et
‘’£% Cheyennes. Aujourd’hui la voie est à peu prèssüre.--
Toutefois, on me raconte ‘que, la:.vettté, un parti d’Indiens, cantorinés : dans kb, ‘Monfagnes-Noire
. à cent milles au nard et actuellement en guerre
avec les troupes fédéral ait “une *incursion
enlevée une troupe de cent chevaux: gs Cheyenne, où nous arrifens à ure heure, est la capitale du Wyoming. Le plane ses rues a été. tracé en 1867; c'êst cependapt.la ville la plus importante entre Ogden et maha. Sa population n’est encore qe de 6,000 habitants: mais.elle
Sniré sur le chermin-dé fer; tué deux hommès, et
‘s'accroît rapidement. Un embranchement de chemin de, fer la relie: à Denver, Gapitale, du Colorado. Malgré ses hôtels,/ses banques, son théâtre, la « magique cité des plaines, » comme on l'appelle ici, n'offre pas un coup Ne bien séduisant. Pe. larges rues, couvertes d’un ÿazon jaune et flétè ‘ des maisons de bois dispäraissant sous d'immenses enseignes ; cà et là, quelques constructions \ monumentales, beaycoup de laces vides .“akonce
RS | < LE CHICAGO A. SAN-FRANCISCO GT ue, semble totale d'arbres ét même de Vénbire tel est l'aspect itamment. : de fa ville, vue du chemin de fer..".Cheyenne est. emière du à 1,650 kilomètres de “Chicago et à 9,000 mètres
e nom les au-dessus de la mér.. ©‘. : - | rage pour La prairie desséchée n'offre plus que de rares |
ient'd'être lu Massat l'État de mètres. Ce théâtre -de
touffes d'une herbe rousse et fanée, alternant avec ‘des massifs de plantes grasses de la’ famille des Opuntias aux épines acérées et rampant sur le sol. La plaïne est zébrée de larges.taches noires; . indiquant'que le feu à passé par là. |
Sioux et : En quittant Cheyenne, on s'élève rapidement ‘ | près.sûrer-- --1, bar de grandes courbes. Des barrières mobiles un part {en bois sont placées # peu de distance de la .voig: : es-Noire ‘” Elles sont destinées à protéger le’ chemin de-f#
Pre contre la neige qui s'accumule en hiver sur ces É 'incursion plateaux désolés. On les transporte d'un point à. W emmes et
un autre, selon là direction du vent. Lorsque nous
travérsons une tranchée, nous sommes ‘abrités “par. un véritable tunnel ‘de planches que soutiennent de grosses pièces de ‘Bois. Ces abris
ire, est la rues a été
a plus im- ‘D s'étendent parfois sur une longueur de plusieurs >0pulation . ‘ Milles. : LOPRES
mais-elle, .* Le-sol devient granitique ; le relief du terrain t de che- |. s'éccéhtué ; au nord, les sombres Black Hills ES du Colo- blent Se rapprocher. La vue s'étend sur une infinité . n théâtre, -. de Sommets aux formés bizarres, le long desquels
n l'appelle .… végétent quelques rares sapins disloqués et rabou- ;
aisant. ‘De.
» et flétth
- gris. Le train s'arrête à la gare de Sheïman; là. “unéinscription nous apprend que nous sommes à
ous d'im- P,pieds au-dessus du ni structions Dus ayon ‘ ; pa
“alence
” 68 [SIX MILLE LIEUES EN SOIXANTE JOURS monde ‘ntier, aucune voie ferrée ne franchit un - . col aussi élevé. Cette dernière assertion, exacte y a. nnées, ne l'est plus aujourd’hui:
nas féfrécémment construits au Pé-\ rou, à travers la-Cor dillère, atteignent js
rs beaucoup’ plus considérables. ar eu après rs on passe sur le, fame
la allée. Aucun parapet ne gêne la vue et, dé la à -forme.du wagon, l'œil plonge jusqu'au fond de l'abîme, à travers les larges interstices de la / “route én claire-voie. ce & age est réel ement | effrayant. ; % :
Le’pays offre un aspect trente de breux pics peu élevés se dressent d& tous côté des rocs arrondis présentent parfois de singulié % € d'équilibre. Ici, c’est un chags de blocs én0r- tmedÿ -entassés en ‘ désôrdte, comme. par l'éboule-. . ment d'lie montagne entière ;“plus loin, u ro- 4 er. w 4 surmônté d’une tablé, semblable/à un ù fs. ‘ gigäntesque champignon, Mais voici une ville gen je de. ruine, des Sy fobifications *démantelées, .… ee des clochérs,;'des flises ce sont les Buttes ‘Rôu- 888 ‘éfrans déctomérath Méfoiire 2 aux teintes /
La " CRAN
planches-grossières ; Sur l’une on lit:
@h, :SUT l’autre: Restaurant, et plus bas :
"« Huîtres de l'Est et de l'Ouest, » C ’est-à-dite de FAtlantique et du Pacifique. Une antilope privée erre en liberté et vient. curieusement regarder les
n Na plus quelle station, il n ya que deux
JRS #00] anchit un exacte jourd’hui its au Pé-
des haue, sd |
, jeté hardessus de > et, dé la u'au fond ices de la / réellement .
:.de Anus CÔTE / * singulié
OCS én0r- | l'éboyle-.
n,un/roble/à un ] ville gen rantelées,.
tes ‘Rou- ” ix teintes /
que deux ne on lit:
lus bas :
à-dire de je /privée arder les
* de tacheSnoires.
mettait en fuite de nombreux troupeaux de daims
et de buffles. Ces animaux ont émigré en masse vers le nord et se sont réfugiés dans les pâtue a ee des territoires. de Dakota et de
Montà / ‘Le fort Sanders, à deux milles de RUN est
, un point militaÿge de’ la plus haute importance.
C'est là que, depuis 1866, sont cantonnées les troupes fédérales employées à contenir. les Indiens et à défendre la ligne du chemin de fer contre leurs
voyageurs. Le temps n’ est plus où la locomotives
incursions. Une grande activité y règne en ce
moment par Suite de la guerre contre les Sioux dés Montagnes Noires ; j'y ai remarqué plusieurs Indiens auxiliaires, employés à la garde dela voie
ferrée. , Les. mines de fer de Laramie jouissent d’une
/Pacific y à créé des ateliers; des usineset une fon-. # dérie de rails. La‘ville n’a encore que 4,000 habi- ‘tants ef ressemble beaucoup. à Cheyenne ; même paysage. désolé, même plaines jaunes, parsemées
19 septembre. — Hier, nous avons j , incomparable coucher du soleil sur 4 gnes Rotheuses, Dans la soirée, la clarté des étoïlés , suffisait à à éclairer le paysage. C’est peut-être un “effet de l'altitude considérable du sol. Cependant,
ka air me paraît ici plus subtil, plus translucide
qu'en Europe. Sauf à Athènes, jamais la voie lactée ne m’a semblé si brillante qu'hier soir.
léputation méritée. La compagnie de, l'Union- ‘
Nous arrivonsà Rock-Spring, d'pù la Compagnie
70 * SIX.MILLE LIEUES EN SoiXANTE Jouiis
tire la majeure partie de son charbon. Cette sta-
ion paraît fort misérable ; la plupart des maisons Sont enfouies sous terre; on n'aperçoit au-dessus . du sol qu'une lucarne et un tuyau de poële.
Nôus sommes à 2,100 mètres au-dessus du ni-
veau de la mer. Même nature monotone et sans
“arbres, avec des collines de terre-que la pluie creuse et ravine de mille manières! L'herbe a disparu ; le sol n’est qu'une boue grise durcie, fen-
dillée par la sécheresse, et ne porte, en cette sai-
son, que de rares touffes de bruyère, On déjeune à
Green River. Pour la première fois, le service est
fait par des Chinois ; ils sont très proprement vêtus de toile blanche, L'hôtel passe pour un des meilleurs de la route; de plus, on y trouve une
“riche collection deminéraux des montagnes voi- .
sines, d’agates, de poissons fossiles et autres curiosités naturelles. + | a
La Rivière Verte, que l’on traverse ensuite, est |
un affluent du Rio Colorado, qui, après avoir parcouru l'Utah et l'Arigona, pénètre sur le territoire mexicain et se jette àu fond du golfe de Californie. Ses eaux limpides et d’une belle couleur d'émeraude sont en ce moment fort basses; toute une forèt d'arbrisseaux aux feuilles luisantes et multicolores croît sur les bancs de sable de ses rives. “C'est un large ruban vert qui se déroule au mi- ‘lieu de la plaine stérile et jaunâtre. Tout le long de cette vallée se dresse de série de rochers iso-
lés, tous de hauteur égale, formés d’assises-hori- .
zontales, régulières et de couleurs bien tranchées : ils ressemblent à de grands cônes tronqués où bien
que des et |
cen
À ge:
suit les ] bret aqu des Mas:
vert x. E\ ferm ést u
EEE
RS
Cette sta
es maisons au-dessus le.
sus du nine et sans e la pluie erbe à disarcie, fen-
cette sai-
déjeune à
ervice est
ement véir un des rouve une
ignes voi- .
res curio-
suite, est
Voir parterritoire alifornie.
ar d’émetoute une set mul-
ses rives. .
e au mit le long hers iso-
ses-hori- :
anchées :
s où bien
. à de gigantesques cheminées. Un de ces rochers surplombe la voie ; sa farine est celle d'une théière -colossale. Au sud, belle vue sur de hautes cimes . -neigeuses appartenant à la chaîne des Montagnes Rocheuses. | ne à
… varie de 3,000 à 2,500 mètres au-dessus de là mer.
: cendré !
DE CHICAGO A SAN-FRANCISCO 71 . en
Plus loin, on passe devant les Buttés-Églises. 7 C'est une suite de monticules en terre blanche, dégradés par la pluie et qui dressent, au milieu de la plaine, leurs formes bizarres, semblables’ à des constructiüns élevées de main d'homme. ne
Sur les-bords du cours d’eau que nous remon- ‘tons, la campagne reverdit et se couvre d’arbustes \ épineux d'espèces qui me sont inconnues. Nous sommes toujours sur un plateau dont l'élévation
Par places le sol est blanc comme la neige ; mais quelle infinie variété de couleurs dans le feuillage des arbrisseaux et des bruyères depuis l'écarlate et le jaune d'or jusqu'au vert tendre et au gris
y + ; à Au second plan du paysage s'élèvent des montagues boisées, dominées à l'hôrizon par une longue suite de pics neigeux étincelant au soleil : ce sont les monts Uintah. On traverse de nouveau de nonmbreux.abris de neige. A la station de Hilliard, un r aqueduc lông de quarante kilomètres amène l'eau des montagneÿ-et, au moyen de cette eau, des (masses Le Éräbles de bois flottés qui sont cohvertis sur, pldcgên charbon. :
x Evanston est la pr
première ville de l'Utah et rénferme un quartier chinois. En face de la station est un hôtel rival; le dîner y estle même que-par-
— = a ee %
TR di SIX MILLE LIEUES EN SOIXANTÉ JOURS #
© tout ailleurs, servi par des Chinois et:à moi n] prix. Les ouvriers du chemin de fer sont tous des: : Chinois. Il en monte quelques-uns dans noire train ; ce qui, avec les noirs ét; les mulâtres variés 3 .qui s'y trouvent, forme une asses jolie coHection
À de raées. 11 n'y manque que des Indigns ; Mais :
ñous en verrons plus loin.
: Le chemin. de fer traverse -la artid nord de -VUtah SUL, une étendu de 320 kilomètres nous | venons de franchir tout le, Wyoming, large de 180 kilomètres,
Au'sortir d’ Évanston, le train desc nd räpidement : ons ’engagè à toute vitesse dans,une étroite
et sauvagé vallée bordée de. -gigantesqhes rochers ' rouges aux formes fantastiques. ‘Ces rocs bizarres
‘sont formés d’un conglomérat, de’ cai]l oux éoülés. À chaque détour de la route, c ‘est ‘une nouvalje ‘appatition de colonnes, de:tourelles, ide dû es,. de “pointes menaçantes’ qui se dréssent à, see
prodigieuse au-dessus de nos têtes. de célèbr Sage porté le nom d° Echo-Canon:.
À. l'issue du ‘défilé, .la vallée élargit. Un joié
illage, Echo-City, y occupe une charmante situaion au milieu des EAUX courantes, des plantations.
de. saules et de: beaux champs de blé dont oh ren- .
tre en ce momentla récolte. ‘ is
.hous Suivons, arrosée: paf le" Weber: petite ri-. vière qui va se jeter dans. le Lac: Salé; se fait 1
- marquer par dé riches tultures et de ighe® ai-
N sois avec vérandas, habitées par les Mormons.
© Le “Webor-Canou queshon: otre ensuite :*
Enfin, nous avons uitté le désert ; la vallée. que.
Va
abo:
cule . mor Sur avec ar cour obst:
sade der brou verse
*au-d
tant <ulaï “dans gel elarr
fin, n
«<Porté * défilé
‘ La :