‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 94 sur 109 · JA · texte numérisé non relu

JA

972 AUTOUR DE L’AMÉRIQUE DU SUD \ ordinairement très court et se termine, he . Quelquefois tous deux succombent, côte à côte :|

dans ce cas la victoire appartient au dernier sur- | vivant. Il n'est pas.raré de voir les enjeux s'élever

toujours, par la mort de l'un des adversaires. |

à des sommes considérables. Des paris de cinquante ||

à cent soles sont chose fort commune. Les hommes : de la meilleure société fréquentent cet établisso ment. Une file d'élégants équipages stationne soy- 3 venf à la porte d'entrée. RENTE

Le cimetière de Lima mérite d'être visité : i «À situé à l'extrémité orientale de la ville, le long de la rive gauche dw Rimac. On y remarquede somp-

. tueux monuments en marbre blanc venus à grands frais de l'Italie, Mais Ja plupart des cercueils sont eïcastrés sur plusieurs rangs dans une muraille épaisse, à la mode espagnole. Souvent les photographies des défüunts'sont placées sous verre à côté de leur inscriptién funéraire. De beaux arbres,

) des agaves, des massifs de fleurs ornent les aveà nues, A l'entrée principale se trouve un joli ber: , ceau recouvert entièrement des fleurs rouges et violettes de la Bignonia venusla. :

Citons encore la belle promenade nouvelle, 4/u- #eda de los Descalzos. Malheureusement sa situa- Es tion à l'extrémité du faubourg du nord, dans un | " duartier misérable, en éloigneteg promeneurs. Il y à quelques années les dt àques nocturnes: étaient fréquentés à Lima ; la grande route du Cal- ‘lao n’était rien moins que sûre, même pendant la journée. Maisau jourd'hui, depuis la création d'une police ser assassinats sont devenus assez

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: Chaque coin de rue et correspondent au moyen de

sifflets. Le passant. suspect est signalé ainsi de DC

Le} proche en proche et.surveillé de près. - / ra Si la is Lima ne connaît ni les orages ni la foudre’ elle n’en reste pas moins exposée au plus . 1) terrible des fléaux, aux tremblements de terre. 4 Plusieurs fois par an des secousses s’y font sentir ne

avec. plus ou moîns d'intensité. ea 2 Dans la nuit du 8 au 9 septembre, je fus subite- 4 ment réveillé : il me semblait que mon lit s’agitait . ,° brusquement ;, des verres placés sur un meuble : ‘’ -. .S'entre-choquèrent, et j'entendis comme un roule- . ment souterrain s'éloignant dans la direction de l'est, en grondant sourdement. Mon premier mouvement fut de sauter hors du lit et de courir à la porte de sortie: sur le corridor. TouteS" les per- $

idée et cherchaient à gagner la rue au plus\vite.* La plus grande confusion régna pendant quelques minutes ; puis, chacun voyant que le {exblon he se renouvelait pas regagna son logis en riant \le cette alerte nocturne. Cette secoüsse avait été bidu

plus violente que celle que j'avais éprouvée à Sa he tiago quinze jours auparavant. Cependant il n'y\ eut en ville aucun dégât sérieux; grâce aù système \

rible phénomène.

Je me rendis un jour à Chorillos, petit vil pêcheurs iridiens, que la mode à transfor Trouville\ péruvien. Une ligne de chemin dè fer dessert les stations de Miraflores et de Barranco,

k f C1 274 . AUTOUR DE L'AMÉRIQUE DU SUD

où l'on a construit de jolies maisons de plaisance

sur 1e bord de Ia mer, et aboutit, après untrajet de.

quinze kilomètres, à Chorillos. La côte est formée par une falaise à pic, au pied de laquelle on a élevé

un établissement de bains ouvert en loute saison;

grâce à la douceur du climat. Sur la plage, je recueillis plusieurs espèces d'oursins et d’astéries, Echinocidaris nig "a, Schytaster aurantiacus, ete, La plupart des maisons de Campagne des Liméniens n’ont qu’un rez-de-chaussée avec large véranda et un petijardin séparé de la rue par une grille. Je dirigeai mapromenade d'un côté où retentissaient de bruyante détonations, C'était le jour de la Nativité de là Vierge, grande fête au : Pérou. On la célébrait en faisant partir, devant la petite église du village, toute une série de pièces d'artifice, fusées, pétards, etc., malgré le soleil presque vertical qui dardaitses rayons sur la foule, La plus intéressante excursion que l'on puisse faire aux environs dima est une visite à la Cordillère. Aujourd'hui rien n'est plus facile, grâce au /err0-carri central lransandino, livré à l'ex- Hloitation jusqu'à la station de Chicla, à 410 ki- … mètres du Callao et k3,725 mètrés au-dessus du

niveau de la mer. Lorsque cette ligne sera ter- :

minéé, elle atteindra un développement de 220 kilomètres et rejoindra à la Oroya le rio Pozuzo qui se déverse dans l'Ucayali, affluent de l’Amazone. L'utilité de cette ligne, destinée à mettre en COMmunication avec la côte les riches provinces de l’intérieur, n'a pas besoin d'être. démontrée. Les incroyables difficultés que présentait la traversée

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