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LA RUE AUX FÈVES EN

140 PROMEDADES DANS PARTS

sant vacarme de ces Angélus, de ces glas, de ces tocsins, de ces couvre-feu et l'on apprécie alors les vers de Boileau sur ces tintamarres

Qui, se mêlant au bruit de la grêle et des vents, Pour honorer les morts font mourir les vivants.

Mais un peu plus loin, sur l'emplacement qu'occupent aujourd'hui le marché aux fleurs et l'Hôtel-Dieu, s'ouvrait un repaire de débauches : le Glatigny, ou Val d'Amour, la rue aux Fèves où Eugène Sue avait placé l'effroyable tapis-franc des Mystères de Paris, la rue de la Licorne qui recelait l'illustre cabaret de la Pomme de pin célébré par Rabelais « parmi les méritoires tavernes hantées par les écoliers de Paris ». C'est là que Villon avait prôné les charmes de « Blanche la savetière » et les rares qualités de la « gente saucissière du coin ». La rue des Trois- Canettes, la rue de la Calandre et la rue Cocatrix complétaient cet ensemble savoureux et de « haulte gresse ».

Que reste-t-il de tout ce vieux passé si pittoresque ? rue Massillon, en face d'une horrible maison moderne, s'ouvre au numéro 6 une petite cour aux pavés suintants. C'est un austère logis d'aspect provincial et rechigné, au fond duquel, après un couloir de pierres sonores, s'incruste un robuste escalier de chêne sculpté contemporain de Henri IV; des gamins qui reviennent de l'école, des

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