LA TOUR DE L'HORLOGE ET LES POIVRIERES DE LA CONCIERGERIE
Eau-forte de Meryon.
Mais il faut remonter ; rester davantage rendrait plus difficile encore l'ascension du retour pour des bras et des poumons mal préparés à ce très fatigant exercice. . . et me voilà regrimpant — combien difficilement! — le long de l'interminable tuyau noir. Parvenu à la cloche, on me hisse et les ouvriers souriants et bons enfants m'éventent de leurs chapeaux de cuir... J'étouffe; pourtant des sifflements perçants indiquent que l'air s'échappe à l'extérieur ; mais il convient, sous peine de danger grave, de procéder avec lenteur et prudence. Enfin on ouvre la porte de fer et je retrouve mes compagnons, remontés avant moi. Nous voici dehors; dans quel état. . . Qu'il fait bon respirer et que l'architecture du Palais de Justice, la Tour de l'Horloge, les Poivrières de la Conciergerie me paraissent agréables à contempler I
C'est une inoubliable vision ; toutefois je n'oserais conseiller semblable excursion à nos aimables lectrices, et pour d'élégantes Parisiennes mieux valent les promenades dans Paris que les promenades sous Paris.
(28 Juin 1906.)