LA PRISE DE LA BASTILLE
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.„ur môme qu'éleva Henri II, — ce n'est que vers 1827 qu'on le modifia en y ajoutant un parapet.
Les deux maisons qui forment l'entrée de la rue de Lesdiguières ainsi que l'immeuble portant le numéro 1 rue des Tournelles, sont intactes ou à peu près, et le
numéro 7 de la rue Saint-Anloine nous offre le type parfait de ces demeures basses qui constituaient la majorité des logis bourgeois vers 1789. Sur l'emplacement des numéros 8 et 10 de la rue de Lesdiguières (cette rue de Lesdiguières qu'habita Balzac) (*) on pouvait voir encore, il y a quelques années, un des murs de clôture de la Bastille, des maisons étroites y ont été plaquées, et au numéro 10, c'est ce mur même de la vieille forteresse parisienne qui forme le fond de la loge de la concierge — ô destinée!
Le 20 juillet 1840 fut inaugurée la colonne qui se dresse au milieu de la place, surmontée du génie de la Liberté posant au-dessus de Paris son pied léger. Elle a 52 mètres de hauteur — ce qui fait qu'on s'y suicide volontiers — et recouvre les cadavres des combattants morts pendant les trois journées de la révolution de 1830. Ces cadavres gisaient un peu partout, au pied de la colonnade du Louvre, au Champ-de-Mars, il y en avait même à Montmartre. On les réunit place de la Bastille , quelques intrus y figurent également.... Dans une préface admirable, pleine de souvenirs (2), Victorien Sardou, parlant de la colonnade du Louvre, nous a raconté que « sous la Restauration on y avait enfoui, là même où est la statue équestre de Vélazquez, des momies d'Egypte décomposées par leur trop long séjour dans l'humidité
(1) Balzac. (Facino Cane.)
(2) Coins de Paris, par Georges Gain. — Préface de V. Sardou. (Flammarion, éditeur, 26, rue Racine, Paris.)
Extrait du Plan du Quartier àams-AMOtn
numéro 7 de la rue Saint-Anloine nous offre le type parfait de ces demeures basses qui constituaient la majorité dus logis bourgeois vers 1789. Sur remplacement des numéros 8 /et 10 de la rue de Lesdiguières (cette rué de Lesihgiûères qu'habita Balzac)^) on pouvait voir erfeore, il y a quelques années, un des mursjle-etôîure de laBastille; des maisons léboites^y^ont été plaquées, et au numéro JO, c'est ce\ mur même de la vaille forteresse paris\ennip qui formel lé ^fond de la loge/de la* côneierg£. -ô destinée! \ U||
Le 20 juillet 1840\ futHCnauguréji^la colonne tj dresse" au; milieu de ïa $ace; surmontée du génie de la Liberté posanj^ati^dessus de Paris son pied féger. JElljé a 52 n^èti\es de hauteur — ce qui fait qu'on s'y suicide volontiers — et recouvre les cadavres des combattants^ morts pendant les trois jou'ènées de la révolution de 1830.
Ces cadavres gisaient un peu partout, au pied de la colonnade du Louvre, au Champ-ofe^lars, il y en avait même à Montmartre. On les réunit place de la Bastille , quelques intrus y figurent égalemeht^fj^ans une préface admirable, pleine de souvenir- Lorien Sardou, parlant de la colonnade ou Louvre, nous a raconté que as la Restauration on y avait enfoui, là même où est la statue équestre de Vélazquez, des momies d'Egypte décomposées par leur trop long séjour dans l'humidité
lzac. (Facino Cane.) [2) I Paris, par Georges Gain. -»- Préface de V. Sarduu.
(Flammarion, éditeur, 26, rue Racine, Paris.)
Extrait du Plan du Quartier Saint- Antoine, de 1774, par Jaillot.
des salles basses du Louvre. En 1830, à la même place, les corps des assaillants tués à l'attaque du Louvre furent