RA I MONUMENTI DELL' ARTE PRESI A ROMA DA I
FRANCESL
80NETT0.
Questi che dalle vinte attiche arène
Suir agreste pasaar Lazio gucrricro,
Famosi marmi, c ai yincitor sevcro
Gii crror portaro, c le virtù d'Ateno; Or nuovo a Romn ad involarli viene
Futal nemico con possente impero ;
E lo mertammo, cbè il Txior prioiiero Perse Itilia incalliu aile caleoe.
Mi Gillii un giorno pentirassi : erede Deir arti Greche straccicri la ehioma.
Se inerte il brando allô scalpello cède;
Cliè, ov' è fasto e molleia, !▼! alfin doftia Muor Libertade; e doloroM fede )1 cernere ne fan d'Atenc e Roma.
Resté seul avec M. Falciola, il m'a dit : c Pendant quatre ans et demi que la France nous a gooveméSy iious n^avons eu à nous plaindre que des mesures de détails; la conscriptioa était faite avec management; nous n'avions des droitSHréunis firançais que Toclroi, et la marque de garantie pour les matières d*or et d'argent. »
Ces Romains ont une intelligence incroyable, me disait M. Falciola, qui ne les aime pas. L'administration des droits-réuuis leur envoyait de Paris des circulaires avec des registres imprimés (»xtrènioment difYiciles à remplir; en trente-six heures ils roinprcnaitnit ce qu'on leur demandait et faisaient réponse ; le môme travail exigeait six mois à Cologne.
Ce qui exaspéra la haute société de ce pays, c'est que tout ;i coup, en 1811, le prince Lanle, le prince Spada et huit ou dix jounos gens de la même volée reçurent des brevets de soiis-lieulenauls, et, pour comble d'horreur, plusieurs devaient rejoindre leurs régiments en Espagne. En même temps, l'empereur avait désigné quinze ou vingt enfants de huit à dix ans choisis dans les familles principeschey on les plaça dans les lycées de Paris. Quelle horreur î — Vous voyez bien, monsieur, que Napoléon était le seul homme qui pût sauver le principe monarchique; sa main de fer eût défendu la noblesse jusqu'au moment où elle aurait eu assez de caractère pour se défendre elle-même.
Je me promenais ce soir dans le Corso avec un noble Pié-> montais de beaucoup d'espril; il a rencontré un bourgeois de son pays fort riche, qui lui a dit, avec le sourire d'un esclave et de Fair le plus bas :
a I eu ben Votnour de riverilo. » Le noble a répondu : « Cerea, monsu Magi. » Ces mots dédaigneux étaient accompagnés d*un mouvement de deux doigts de la main droite. Jamais je ne vis de salut montrant davantage la différence du rang..
28 mars. — La peinture est au fond une bien petite chose dans la vie. Tout ce qui me parait admirable en ce genre semble laid à mes amis, et vice versa. Je n*en sens pas avec moins de vivacité le plaisir de trouver des soirées charmantes et qui délassent des admirations du matin. La société avec des Italiens rappelle les chefs-d'œuvre de leur pays; Famabilité française fait un contraste parfait. Parmi les Italiens la louange de Raphaël est un lieu commun permis; car on s'adresse à Tâme plus qu'à l'esprit, et une phrase sans nouveauté peut exprimer ou faire naître un sentiment. Parmi nous il faut satisfaire à la fois ces deux grands rivaux, l'esprit et le cœur.
Paul, mon adversaire étemel, ne prise Rome qu'à cause des bals délicieux de M. Torlonia; il aime ce vieux banquier, et va le matin causer avec lui. Pour moi, quand j'ai été obligé de regarder une figure à argent, pendant vingt-quatre heures Raphaël me devient invisible. En 1817, quand j'étais fou des arts, j'aurais quitté mes amis. Il y a un fonds d'intolérance incroyable dans l'admiration passionnée.
1" avril 1828. — Le plus beau reste de Tanliquité romaine, c'est sans doute le Panthéon; ce temple a si peu soufTert, qu'il nous apparaît comme aux Romains. En 608, l'empereur Pho-
eaS) celui-là même à qui les fouilles de 1815 ont rendu la colonne du Forum, donna le Panthéon an pape Boniface IV, qui en fit une église. Quel dommage qu'en 608 la religion ne se soit pas emparée de tous les temples païens ! Rome antique serait presque debout tout entière.
Le Panthéon a ce grand avantage : deux instants suffisent pour èlre pénétré de sa beauté. On s'anife devant le portique; on fait quelques pas, on voit Véglise, et tout est fini. Ce que je viens de dire suffit à fétrauger; il n'a pas besoin d'autre explication, il sera ravi en proportion de la sensibilité que le ciel lui a donnée pour les beaux-arts. Je crois n*avoir jamais rencontré d'être absolument sans émotion à la vue du Panthéon. Ce temple célèbre a donc quelque chose qui ne se trouve ni dans les fresques de Michel-Ange, ni dans les statues du Capitole. Je crois que cette voûte inmiense, suspendue sur leurs têtes sans appui apparent, donne aux nigauds le sentiment de la peur; bientôt ils se rassurent et se disent : « C'est cependant pour me plaire que l'on a pris la peine de me doii— ner une sensation si forte ! »
N'est-ce pas là le sublime? Après avoir admiré le Panthéon, peut-être un jour serez- vous curieux d'apprendre son histoire. Si le lecteur n'est pas à Rome, je l'invite à chercher dans le recueil de M. Lesueur le» lithographies qui représentent la vue du portique et celle de l'intérieur.
Une charmante copie du Panthéon, c'est le temple de Cîh nova, à Possagno; il a quatre-vingt-quatorze pieds de haul, le fronton est remplacé par une colonnade. A qui n'a pas vu Rome, l'église de l'Assomption, rue Saint-Honoré, peut doft-
ner une idée bien imparfaite de la forme intérieure du Paûthéon.
On voit à Berlin une jolie petite église qui en est la miniature. Pourquoi, dans le besoin d'églises qui se fait sentir vei^
PROMË.NADES DANS HOMK !255
ie occideiita] i de Paris, ne nous doiuieraitr-ou pas luie lu Panthéon? Ce teuipie si célèbre n'a que cenl trenteieds de diamètre et cent treute-trois pieds de haut. 11 i par Marcus Agrippa, pendant son troisième consulat, •dire Tan 727 de Rome, vingt-six ans avant Tère chré- (11 y a dix-huit cent cinquante-quatre ans). Oo lit sur la a portique :