M. AGRIPPA L. F. COS. TERTIVM. FECIT
it restauré par les empereurs Adrien et Marc-Aurèle, et i>ar Septime-Sévère et Antonin Garacalla. Il n'y a pas le Ire doute à cet égard ; on lit Tinscription suivante sur itrave du portique :
IMP. CAESAR. LVCIVS. SEPTIMVS. SETERVS.
PIVS. PERTUIAX.
ARABIC. ADIABENIC. PARTHIC. PORT. MAX.
TRIB. POT. XI. COS. m. PP. PROGOS.
ET. IMP. CAES. MARCVS. AVRELIVS. P1V8.
PEUX. AVG. TRIB. POT. Y. COS. PROCOS.
PANTHEVM. VETV'STATE. CORRYPTYM.
CYM. OMNI. CYLTV. RESTITYERVNT.
rippa était gendre d* Auguste ; il dédia ce temple à Jupitei eur, eu mémoire de la célèbre victoire que son beauavait remportée près d'Actium, sur Marc-Antoine et Gléo- (il y a mille huit cent cinquante-neuf ans). Ou y voyait alues de Mars, protecteur de Rome, et de Véuus, protecde la famille des Jules.
as avez peut-être remarqué au Musée, à Paris, salle de me, la figure pensive d' Agrippa. Ce fut le principal mi-
uislre d* Auguste. H jouait auprès de çé prince le rôle raisonnable, à peu près celui de M. Cambacérès auprès de Napoléon.
Comme le lecteur est à Rome depuis plusieurs mois, je lui dois un abrégé des longues controverses auxquelles Flûstoire du Panthéon a donné lieu.
On a prétendu qu'originairement la vaste rotonde qui est sous vos yeux fut le vestibule, ou du moins une grande salle des Thermes d' Agrippa ; mais bientôt et avant que Tédifice ne (ùi terminé, on aurait changé cette destination pour en faire un temple ; car on ne trouve aucune communication entre la rotonde et les Thermes qui sont derrière. D'autres connaisseurs (intelligenti) disent qu'Agrippa ne fit que le poi^ tique; le temple aurait été construit à une époque antérieure; on soutient cet avis par trois raisons. {
On voit sur la façade du temple un fronton entièrement détaché du portique.
L'entablement du portique ne correspond pas à celui dt temple.
Ëufni, rarchitecture du portique est bien meilleure, à n» yeux, que celle du temple; mais la salle ronde est liée «f— Hiur des Thermes, et, comme Agrippa a coustmil ceux-ei, [)eut regarder comme cxtrémeracut probable que la a été élevée par ses ordres. Jamais on u'avait vu à Romei voûte aussi hardie que celle du Panthéon ; peut-être les vc étaieut-elles fort rares dans les temples. Le toit était [)ar des pièces de bois, comme on le voyait à Saint-Paul des murs. Si cette conjecture était prouvée, elle expliqi la fréqueuce des incendies. Des temples voûtés et connue les nôtres, auraient rendu insupportable Todeiir viande brûlée.
La beauté de la voûte que nous examinons engagea être Agrippa à consacrer cette salle aux dieux. Dai»
supfiusiUou, il siiinûl fait ajouter le |Kirtiqiie |HHir douuer |»his de majesté à rentrée de $ou temple, et se serait ser\'i d*uu architecte plus habile.
Le portique du Pauthéou a huit colouues de front. Les rites sacrés des anciens exigeaient qu^apK^ le portique et avant le leinple, il y eût une sorte de vestibule. La religion chrciieune imita cette dis|H)sition : cerkiins |Hfcheurs, non encore reconciliés, S4^ tenaient durant la ]Hière dans le vestibule de réglise '. Le vestibule du Panthéon est extrêmement lietit.
Les huit colonnes du portique portent un fronton, orné autrefois d'un bas-relief et de st;itues, ouvragi»s de Diogène, sculpteur athénien.
Ce portique, le plus beau qui existe eu Italie, a quarante et
)iu pieds de large et cent trois de longueur, il est fonué |>ar
I seize colonnes corlnthieunes ; les huit colonnes de la façade
[Sont d'un seul morceau de granit orieutal blanc et noir. Elles
it quatre pieds quatre pouces de diamètre et tronte-huit
dix pouces de hauteur, non cuui[)ris la base et le rlia-
lu. Les entre-colonnemeuts sont d'un peu plus de deux
►, et celui qui est vis-à-vis la porte est un peu plus
qne les autres.
IjOd a remanpié que les entrecolouniunents vont t()uj<)ui*s
diminuant, à partir de celui du milieu. Les colonnes des
ûtés du portique ont, au contraire, un diamètre un peu
fort que celles entre lesquelles ou passe pour arriver à
du lemplo.
m nous apprend que, dans le veslibide plaeé (Mitre le iquc et le temple, on voyait les statues d'Au^Miste et d'A-
'aîme mieu\ ciicourii' lu blàine de «|uoli{i(e^ iv|»t'(ili()iis «(jk; «le i'de» renvois.