‹ Promenades dans RomeChapitre 18 sur 27 · VILLA LUDOVISI · texte numérisé non relu

VILLA LUDOVISI

Le cardinal LiNiovico Liidovisi (en hulio, tni aiiiK' t\iiv Ut nom tî baptême ressemble au nom de lamillc), le cardinal Lndo\isi, even de Grégoire XV, bâtil eetti> villa sur la partie nord du [ouleriucio(i022).

Ce sièele était, à Rome, celui d(^ la décadence complète des leaux-arls ; mais Ludovisi éCail de Bologne et les (larradies \ ivaienl rallumé le feu sacré. Noire billet a été obtenu de A. le duc de Sera, prince de Pionduno, je crois, de la maison Buoucompagni. On blâme beaucoup ce grand seigneur de ne |Kis recevoir chaque jour chez lui trente ou (piarante Anglais. Si j'avais le bonheur de i>osséderce lieu charmant, on me blâmerait plus sévèrement encore. Jamais, moi présent, persouue n'y mettrait les pieds; et, en nu)n absence, le billet d'entrét^ se payerait deux piastres au profit des artistes pauvres.

Nous avons eii'é avec délices dans d'immenses allées d'arbres verts; ce jardin a un mille de tour. Nous ne nous pressions point, nous nous disions : Si la nuit vient avant (pie nous soyous entrés dans le casin, nous solliciterons un autre billci.

Que demandons-nous à ce beau lieu ? du plaisir ; si nous 1<: trouvons dans le jardin, pourquoi Palier chercher devant VAuwrc du Guerchiu? peut-être n'y est-il pas.

(Cependant tout naturellement, sans nous presser, nous sont- . wes arrivés, vers les cinq heures, au chef-d'œuvre de Jean-

^ïaûçois Barbieri, surnommé le Guerchhi, parce qu'il louchait

''ûpeu. Né à Ceuto, près de Bologne, en 1590, il mourut en

(Nous avons lu sa vie eu rentrant, dans la Felsina Pitiricr H'-lfaJvasia, t. III, pag. 145.) Vous voyez que Louis XIV aurait

pu eiiiployi'i* ce jçraud homme. Quelle diffëreuce pour recule française ! Le fat nomme Lebrun nous a confinnés dans nos défauts naturels : une vaine pompe et la haine du clair-obscur el de tous les grands effets. Le Guerchin avait justement des défauts contraires au\ nôtres.

Mais, hélas! trop aimer le beau donne le ton misanthrope; et le mot de méchant se présente à la pensée des gens froids, lleiu'eux les tempéraments à la hollandaise qui peuvent aimer le beau sans exécrer le laidl

Au grand détriment de nos habits, nous nous sommes couchés sur le plancher de la salle où est V Aurore du Guerchiii, la tête appuyée sur des chaises renversées. 'Giovanni avait eu ridée d'apporter les serviettes du <léjeuner que Ton a étendues par terre pour les dames.

Le char de TAurorc est attelé de deux chevaux pleins de feu. Le vieux Titon parait dans un angle du tableau; il soulève un voile, dette tête exprime la surprise de voir partir TAurore, <|ui répand des Heurs ; elle est précédée des Heures et dissipe les lénèhres.

La Nuit, (jui dort ayant un livre ouvert devant elle et la léle appuyée sur la main, nous a semblé au-dessus de tous les éloges, (le naturel délasse de la fiction hardie représentée par rétonnemeiit du vieux Titon qui voit partir TAurore. Malgré sa froideur apparente, on voit que le Guerchin avait la sublime iulelligeuce de son art.

Le Lucifer est charmant : c'est un génie ailé qui tieiU uu llanibeau.

IVous avons reiuanpié <lans les deux cotés de la graudv fros«|ue, des enfants de la composition la plus pi(|uanlo. Esl-H besoin do dire que la vigueur du clair-obscur est portée pro"^" que aussi loin cpie possible, dans le chef-d'œuvre d'un uiai^vc si célèbre pour ce genre de mérite?

rUOMKAADKS DANS KOMh. i»Hl

On nous a fail voir dans nue salle \oisim' qualri^ pa>sag('> eiuts à fresque par le Doiiiiiiiqiiiii et plusitMirs aiilrt's par le iuercliiu. Nous avons eu le bou espril iU* iiioiiler au premier iage, oïl nous avons trouvé une voûle peinlt^ à fresque par ce M'aùd luatlre: c'esl une Renommée qui |M>rle un rameau iVtyilvier et sonne de la trompette.

Uu Mars en repos, restauré par le Beniiu, et un buste de Jules César nous ont frap^iés dans la salle des statues. Nous utMis souviendrons de la fonne de la bouehe et des vtMi\ d'une grande tête de Baechus; ce bas-relief en marbre rouge peut donner quelque idée de la façon dont les prêtres païens s'y preuaieut pour rendi*e les oracles.

Nous n'avons doinié que peu d'inslanls à ces idtM*s eurieuses; nous apercevions de loin ce fameuv (iiroupe ù'fAevlrv reconnaissant Oreste dont nous avions une boiuie copit^ au\ Tuileries. (Ou vient de la remplacer par cet Hercule de M. le baron Bosio, qui se tient debout par un si grand miracle.) Ce lïroupe iïÉlectre montre bien Tborreur «pravait la S4:ulpture aucienne, non-seulement pour les poses exagérées, mais encure pour l'imitation exacte de la nature dans les moments deitrême agitiUion. Il faut voir madame Pasta dans Médée, à Tiustant où elle résiste à Tborrible tentation de tuer ses enfante. Voilà Fart qui peut s'emparer avec succès des points cMmes des passions; il n'est pas immobile et éternel comme ^'A sculpture. Les artistes qui ont plus d'esprit que de talent ^ ment pas respecter les limites des arts.

^ous avons admiré le groupe dllémon et Antitjone, dont on ^'>»l une copie dans les couloii'sde la Gbaud)rc des députés, à ''î^ris. Antigone venait de doimer la sépulture à son frère Po" •ynite, chose d'un intérêt capital dans Tanliquilé. Cette cou- ^"Me, très-protégée par les prêtres qui ne peuvent influer sur •a vie présente qu'en parlant de la vie future, fut probable- I. J6

'mi ŒUVRES DK STENDHAL.

ineDl iiniM>rtée d'Egypte daus la Grèce. L'Egypte lu tenait peu être de la Chine, où l'on rend, comme vous le savez, un cul aux ancêtres , mais le pouvoir civil y a supprimé les prêtre NfNis voyous, au Pèro-I^chaise, la vanité des tombeaux rci dre un |>eu de vie rét*lle à la sculpture qui, autrement, ne i soutiendrait qui; par les tristes ent^ouragements du gouveru* ment. Je dis tristes, non pas qu'ils ne soient fortehers pour J budget ; mais les commis qui ordonnent les statues ont eu hoi rcur les gens de génie impertinents, c'esl-à-dire les Micbel Ange, les Canova, les Mignard ; ils aiment les intrigants tels qu Lanfraue, Lebrun, etc. Beaucoup de gens riches ne songent la sculpture, que lorsqu'il s'agit d'enterrer un des leurs; main tenant la seule vanité est un principe d'action ; chez les au- (;iens, donner la sépulture à un parent était un devoir rigou reux.

J'avoue que voilà une terrible digression, mais elle reu( raison à l'histoire de l'art. Malgré les ordres de Créon, Anligone vient de rendre les derniei's devoirs à son frère Polynice; elle lui a consacré ses cheveux. (]e signe certain d( raetion qu'elle vient de faire, l'a conduite à la mort. Iléiiiou, fils d(^ Créon, l'adorait; il souticul le corps inanimé d'Aiiligoue et se perce la poitrine avec son glaive. Cette anecdole, sans intérêt pour nous, (jui n'avons pas le préjugé de la sépulluri', était tellement touchante pour les anciens, (pie Sopliocli' (^t Euripide en ont fait le sujet de trois tragédies, doul uw seule nous est parvenue. Properce l'a indiqué dans des vers «•élèbres.

Quid? non Ântigonus tumulo Bœotius lliemon

Gonruil ipsc suo saucius cnsc latus:

El sua cuin iniseryc permiscuit ossa puellaî

Quu »\ini Tliebiiuani noluil ircdouinui?

l'RorBRT., liv. 11, V. 335.

PHOMKNADKS DANS HOMK 285

«es siiicieiis if anraieiil pas compris le |»uiiil (rhoiniciir du ifllel, doDt rinfaiiiie vint dans l*origine de cv qn\m uv |nmii le donner qu'à un hoiiiine qui avait ta figure déeouverle, i no portait pas de easque, qui n'était pas noble. Les archéologues font riMiiarquer les moust4iclies d'ITéiuou : ^ un signe caraeléristique des Thébains. Li s<*ienee de ees essieurs consiste à eounaitre tfHis ces petits usages. L'un eux nous parlait hier des dix-huit manières dont les seulpur» anciens airangeaienl les cheveux de Minerve. H était presque nuit; im>us avons encore pu examiner un roupe célèbre du Bi^niin : c'est Pluton enlevant Proaerpine. A figure de Pluton rapi>elle h^ |M)S4*s comiques de certaim^s tatues du pont Ixmis XVI. Le Bernin avait un rare talent p<»ur ûUer le marbre.

29 avril 1828. — Un Romain, âgé d'une cinquanlahie d'années, voit assez souvent depuis un mois une jeune lenmie française fort jolie, mais dont il n'est point amoureux. Il n'en fistpas moins allé chez h» banquier de la dame iN)ur savoir au juste ce qu'elle dépensait chaque mois.

Li dame a su ce procé<lé et s'en est plainte vivement à Paul,

fiilui a répondu : < On m'a fait bien pis à Flcu'ence : ])ar sim-

fie curiosité de petite ville, on avait chargé un cordonnier,

tet l'échoppe était vis-à-vis de ma porte, de tenir la liste des

^'iiitesque je recevais. On s'est informé chez M. Penzi, mon

^loqaier, du nombre d'écus que je prenais chez lui chaque

nois. Enfin on est allé en mou nom demander mes lettres à la

P<^, et tout cela sans int(*rét d'amour ni envie de me voler,

"^oenient par curiosité de petite ville, effet de l'ennui pro-

^. A Florence, on a quelquefois la tête étroite; on s'04*-

*P** surtout de petites choses comme ct»lles que je viens de

^oler; mais jamais ou ne |)ourra reprocher à un Florentin de

)W4 IKI VRKS 1)K STK.MHIAL.

la U^K^rt'U* 4H1 1111 maiHiuc iU* logique.. Rarenioiil il <;e Iroii Mil' ve. qiio S4m voisin a dv'p^ii^ P^ur faire uu liabit, ou siii nombre de visites que madame une telle a reçues de nu sieur un tel. U entrera dans vingt boutiques (sans rien acl ter, il est vrai) plutôt (|ue de manquer la vérité, faute d' renseignement. »

50 a\Til. — Ce matin, nous avons revu la villa Ludovi nous sommes phis charmés que j;unais des fresques du Gu< ebin ; eVst une passion subite et qui, chez une de nos amn va jusqu'à TexalLilion. GVst un peu ce qu'en amour ou a ÏM»He le coup de foudre. Un instant vous révèle ce dont vol cœur avait besoin depuis longtemps sans se IVtre avoué lui-même. Elle aimait beaucoup la délicotesse des femmes • Guide, et voilà que tout à coup elle adore le GinM*clnn, qui ( tout Topposé!

11 y a ici tout un système de peinture à discuter. Vaul mieux être avare de la lumière, comme le Guercliin, Rei i)randt, Léonard de Vinci, le Corrége, ou la prodiguer cowi le Guide?

En revenant de la villa Ludovisi, nous nous sommes arrél longtemps sur la place de Monte-Cavallo, qui nous seuiL Tune des plus belles de Rome et du monde. Elle est fiu'l Iit ••ulière; c'est là le reproche que lui font les nigauds à go appris. On a devant soi la façatle latérale du palais du pa) :tvec la grandi* porte devant laquelle sont assis sur des bau les huit OH dix soldats suisses qui gardent le scMiveraiu; droite le palais de la Consulta; à gauche une pente rapide,! delà de laqui^lle on aperçoit les sommets de tous les grau' édilices de Rome, car nous sonnnes sur l'extrême bord < mont Quirinal, à peu près à la hauteur de la coupole deSaV Pii-rre, que l'on voit parfaitement bien de l'autre cùlé

Mi4-1F4 ^. W. ' l ' - 1' * :

me ri 0fm ftmmw. m H^ «-immum 'Ht* •< itt-^ «hhi^ iutoe ^jv* ht <iMiiiMM» m Mailiv*i«. ; ' «th Amniji iV ' fwM' m *ir*\ai*: v** jmmi ■■ mn n ■■■ai- «h* ^miiDlin fil ir#iÉr 4f &i*-uiMn- «^ tniin' mr «Muuuir aiiiiir>e ëlfTér fiar W «nt*^ o» ?r *'! - un iNHiir • -u* ■•••iï-**- MH si rar»* daft*" *^ ir^r>— art- ' .'fii*i«;;»i". ■•• h- k h -i » ncet&ir un Uul. lîuui^ «^ •* ia<^ i**^ iiHiuiiu^ -luraïaiiii*^ Il milira d«^ f i u A'ii g 'v «-MTviit^ ou* imh*' "iirnir.iut^ n^. »• rail de» *^n\ h i*^ip MaminUM» imiiHiiu* iithoui ui Hî»*. Mit OD iM* pns V- taùr»' <f' 1(1»» cuiiK i^ int^- rtMQ- 1 1 iiM^. e police nîwiMuAflr. «^ HUMniiuiu: i*^ lusimiu» ukmiï^ ••

J'ai vu aai fet u fir»**. ^n ^mbur ai ikiik un oimiii*^!: -sir » ne Pîa il*s *^niHi^> h/iuOu»^ jitiir »^ lai»» -wtip- v-u» împlieilé me looHi''. >«' xu mk» ïê^aiv «h- ••*niu? ^l*» l exilât niilleineol b jLumi^tii : «ùnif-JiauaiH- *< 'KV^iuriMii 'Iaik^ HAsi, mais irhi |iai^ le iBafvif.iad i^ VUuir*. — L;: iàx:^^ ir^i^ leur de la cmir de Loat»- ÎIV «ûiie W ««in'ntj;«^ <l^ Ninxâirki Madame LampajEuani a «iileiM d^iiiK* dj—>- n<iiudiar- ir )ituilaldo marquii» Tar|eiiii, rel Ii^miui^ S*'*^ni. ^ui. »u rH'Hir le Paris, s'efd lue deraierfueisl fcart* qvAe sa mailr»**-** Haii ■tereiiiie amoureuse de miu eiiH^r. E\pik;aii<ju ^<iiij!ulftTr dteet amour, cristallisali^Mi iu^okMiLsiir*- H iii%iiK'îblt-. rmulMi^ ^bmatlresse.)

M. Targini a fort bien eouun la itmt du pa|Hr Pie Vil. Voirt («qn*il eu écrit : c 20 mai IKÎI... »

(Anecdote très-4avorable à Pie Vil, mais que je ue puis Ira- ^, à cause des tribunaux ; ensuite :)

«Telle est Tadmirable simplicité de l'homme d*espril soii- .^^nde fait, et du Ion moine ami des arts souverains de I ^l. Je viens de rencontrer Pie Vil, qui rentrait à Monlt^ ^'*ll'> ai>rès avoir passé une heure chez un sculpteur nié-

2S« iKUVRES DE STENDHAL.

(liocre assis devant uue slatue colossale. L'alelier du sculpteur où j*écris ceci, assis sur le bauc que Sa Sainteté occupait il y a quelques instants, est une sorte de remise qui ouvre sur la me. Rien de plus inculte. Pendant trois quarts d'heure, le pape s'est entretenu avec le sculpteur et avec M. le marquis Melchiori, officier de sa garde noble, qui, aujourd'hui, commandait le détachement de service (ce jeune officier, membre de la Légion d'honneur, est Tuu des antiquaires les plus distingués de Rome). »

El phis loin, page 250 : — a Une âme épuisée poiu* avoir rêvé pendant ime heure à la beauté céleste de la Vénus ouo ' de Canova, ou à un regard que sa maîtresse fixait sur un ri> val, est incapable de parler même à un bottier pour commander une paire de bottes. »

Au milieu de notre civilisation parisienne, rien de plus odieux, ce me semble, que ce genre de rêverie. En 1850, il y aura moins d'artistes à Paris qu'à Berhn ou à Madrid. 11 faul être tout entier à l'homme à qui l'on parle, ou il vous punit de votre préoccupation par une plaisanterie, et personne ne veul être ridicule, pas même VVerther. Les petites passions de nos amis nous donnent au moins des distractions. Artistes, vivez à Home comme le Poussin et Schnetz.

1®*" mai 1828. — Dégoûtés des arts du dessin par l'effet des mauvaises statues et des croûtes sur lesquelles nous sommeï=> tombés ce matin et qui nous ont empoisonnés, nous sommet descendus du uioiil Quirinal à la rue du Cours, eu passant d«:*' vaiil la fontaine de Trevi et une petite église bâtie par le c;*i-"' dinal Mazarin. M. Agostino Manni nous disait ce matin qim.^' près le palais Sciarra, on a trouvé le pavé de la Rome antic^ ^' à vingt- (rois palmes au-dessous du pavé actuel.

Madame de Staël dit que, lorsque les eaux de la fontaine

PROMBNAnes hANS KOMK. «7

revi cessent de jouer par suite de quelque rëparatiou, il se Aiii omme un grand silence dans tout Rome. Si «TUe phrase s<* ■ouve dans Corinne^ elle suffirait à elle seule pour nie faire rendre eu guignou toute une litténilure. Ou m* |n*ui iloui! iblenir d'effet sur le public, eu Frauee, que par une plaie îiuigération I L'architecture de cette fontaine de Trevi, adossée au palais Buoucompagni, n'a de bien que su uiasse et le souvenir historique qui nous apprend que cette eau coule ainsi depuis dix-huit cent quarante-siv ans. La chute de ces uappes d'eau assez abondantes au fond d'une place eiittHuiM' de hautes maisons fait un peu plus de bruit que la fontaine de Bondi sur le boulevart. Agrippa, le gendre d* Auguste, dont l'admirable buste du Capitole nous montrait hier la figure réfléchie et sérieuse, fit bâtir un aqueduc de quatorze milles pour amener cette eau à Rome. On l'appelle arqua verijine, parce qu'une jeune fille l'indiqua à des soldats altérés. Elle surriva pour la première fois dans les Thermes d' Agrippa, derrière le Panthéon, le 9 de juin Tan 755 de Rome (vingt-neuf m avant Jésus -Christ). La décoration actuelle de la fontaine deTrévi, exécutée en 1735, sous Clément Xll, est de Tarchilecte Salvi. Les statues et les bas-reliefs s(uit de Bracci, Valle, B«*gondi et Grossi, artistes fort inférieurs à ceux qui (»ut couinbué au monument de M. de Malesherbes.

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