VERS LES RÉGIONS ARCTIQUES
ATRONDiiJEM, je dus iiic sépa 'cr de mon compagnon de voyage. Il prit le chemin de fer de Christiania, tandis que, pour la neuvième l'ois depuis que je suis en Xorvège, je me dirigeais vers le Xordlaiid et la Laponie pour y réconforter mes frères, distribuer la grâce du Saint-Esprit et étudier, avec mes cliers collaboratem's, de nouveaux moyens détendre notre action.
J'avais à faire trois jours de navigation pour atteindre Harslad, notre première station arctique. Mais je ne m'ennuyais pas.
Les entretiens avec de nombreux touristes de toutes nationalités, qui allaient voir le paj^s du soleil de minuit, les causeries avec les bons Norvégiens, qui aiment à m" entendre parler de la Sahite Église, prenaient des heures et des heures. Puis on se plaisait à inspecter les centaines d'îles et d'îlots à travers lesquels manœuvre et serpente le bateau^ à admirer les formes fantastiques des montagnes surgissaut du sem des eaux, le Torghatten percé par mi tunnel naturel, le Hestmand ^Cavalier) a cheval sur le cercle polaii'e [voir la gravure., p. 215), et, dans toutes les dh'ections, mille pics plus étranges les mis que les autres. Ou bien on cherchait à épier le moment où une baleine voudi-ait bien se trahir par son jet d'eau et nous montrer son dos gigantesque. On se divertissait à suivre dans leurs mouve-
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monts les imioinbrahlos oiseaux aquuUciues (lui remplissent les airs et couvrent les eaux à peilc de vue. l*]l les pccliem's du hareng, il fallait suivre leurs intéressmitcs mani])ulalions. Puis, à tout instant, nous entrions dans un nouveau fjord.
;Même pendiuit la nuit on a de (pioi s'occuper; car, une fois le cercle polaire passé, le soleil ne se couche plus. A minuit, il dorei encore de ses rayons et la mer et les îles et les glaciers de la IcrrQ ferme, et nous force à admirer le jeu merveilleusement varié de ses teintes et nuances.