‹ Promenades philosophiquesChapitre 6 sur 40 · CAUSES FINALES · texte numérisé non relu

CAUSES FINALES

Le grand reproche que Bacon fait à îa recherche des causes finales (il vaudrait mieux dire intentionnelles;, c'est de nuire à celle des causes physiques : il est revenu souvent sur ce point avec la plus grande chaleur. Tantôt il nous dépeint les causes finales comme des rémoras qui arrêtent le vaisseau de la science; tantôt il observe doctement que la philosophie de Démocrite et de ses collègues, qui ne voulurent reconnaître dans l'univers ni Dieu ni intelligence, fut néanmoins plus solide quant aux causes physiques, et pénétra plus avant la nature que celle de Platon et d'Aristote, par cette seule raison que ces premiers philosophes ne perdirent jamais leur temps dans la recherche des causes finales (196).

— Ailleurs, il nous apprend que si les causes finales envahissent le cercle des causes physiques, elles dévastent et dépeuplent misérablement cette province (197).

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