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Conti'ntons-nous iloiic de quelques indications

Pour un fil cylindrique parcouru par un courant permanent et éloigné de tout autre conducteur, rindétorminalion est complète ; on s'en rend compte facilement. Le courant et la résistance du fil par unité de longueur étant finis, le potentiel est infini positif à un bout, infini négatif à l'autre bout, et comme d'ailleurs il faut que le courant se ferme, le potentiel est indéterminé h grande distance. 11 est donc absolument impossible de rien dire sur la forme des surfaces (le niveau autour du fil. La supposition d*une distribution isotrope autour de Taxe, qui permet quelquefois d'achever la détermination de problèmes analogues, n'est ici d'aucun usage. A Ic-xtérieur, les surfaces de niveau peuvent être des plans normaux à l'axe, (densité Dulle) des surfaces aboutis.sant toutes sous le même angle (densité constante) ou sous des angles variables ({uelcon([ues au conducteur, tont cela dépend de la manière dont le circuit se ferme au loin, et il est aussi raisonnable do parler de densités croissantes au rebours du I>otentiel que «lé l'inverse. On ne sort de cette indétermination (fue si le fd est entouré d'assez pn*s i>ar une enveloppe conductrice en communication avec le sol, qui lui donne une (*apacité déterminée par unité de longueur, lors((u'elle se maintient à distance constante du fil, comme nous Tavons vu à propos des cAbles.

leo. — De même, au voisinage immédiat d'une surface de contact de deux métaux, la loi des potentiels électrostatiques que produirait la < ouche double seule, est très différentede la loi de variation linéaire qui est due au passage du courant, en sorte que la production de celle-ci exige la présence do densités superficielles compensatrices le long du fil ; on p^nit se faire une idée de leur importance de la manière suivante. Le champ de la couche double AA' (fig. 21) seule est identique au champ d'un feuillet magnéli(iue de même forme et do même puissance ; la distribution des forces est celle que les spectres magnétiques nous ont rendue si familière ; la ligne de force

PROPAGATION DB L*BLBCTRlCITé

partant d'un point de la surface positive contourne le bord A de la couche double et vient aboutir au même point sur la face négative. Les surfaces de niveau, qui sont orthogonales aux lignes de force, \iennent toutes se couper le long du contour AA' de la couche double, puisque les potentiels de ces surfaces sont tous compris entre les potentiels extrêmes de la couche double.

Ainsi, près du contour de la couche double, où les surfaces de niveau sont infiniment voisines, la force due au champ de la couche double seule devient infinie. De quelque manière (jue parte la surface du conducteur, elle coupe normalement les lignes de force de la couche double.

Or, dans Télat permanent, la surface du conducteur est, non pas normale, mais tangente aux lignes de force intérieures. Pour compenser ces forces dues au champ de la couche double seule, forces dont la composante normale croît indéfiniment en approchant du contour A', il est bien évident qu'il faut mettre sur la surface libre des fils une distribution de densités superficielles qui croisse elle aussi indéfiniment en approchant du contour ; cette distribution, compensatrice pour Vintèrieur du conducteur, est évidemment de même signe que la partie de la couche à laquelle elle se rattache. Ainsi, soit dans Tétat d'équilibre, soit dans Tétat de courant permanent, il y a sur une zone d'ailleurs peu étendue à partir de la ligne de contact des deux métaux, une distribution de densités superficielles induites par la couche double, qui font suite aux deux nappes de celle-ci, et deviennent infinies comme elle le long de la ligne de contact.

Fig.21

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