‹ Prophylaxie de la syphilisChapitre 113 sur 123 · SYSTÈME DES FICHES INDIVIDUELLES · texte numérisé non relu

SYSTÈME DES FICHES INDIVIDUELLES

Cette inslriiriion sera-i-e1)e lue par tons les consultaiils? Pour cela, oui, je m eu porle garanl* voire lue curieuseraent, et relue, racditée, commentée, — Mais tous en Lieudront-iLs compte? Ce n*est pas à croire. H me semble impoi^sible, toutefob, que quelques-uns pour le moins ne trouvent pas là, sur toutes choses? qu'ils ont bien le droit d'ignorer, d'utiles notions qu'ils garderont en souvenir et de salutaires avertissements dont ils feront profit. Autant de gagné pour la double cause du traitement et de la prophylaxie.

Somme toute, ladite instruction, qui ne coûtera à TA^sistance publique que rinsîgnifîante dépense de quelques lignes d 'imprcî*âion, est susceptible de réaliser quelque bien. Donc, elle est à ne pas négliger,

VIL — Simple détail d^organisation, mais détail comportant, à mon sens, un grand intérêt.

Il serait vivement à désirer que les consultations destinées aux maladies syphilitiques fonctionnassent avec ce qu'on appelle le sgstême fies fiches indiriduelles, système adopté déjà dans plusieurs policliniques, notamment à celle que j*ai instituée à Saint- Louis.

La chose est des plus simples et consiste en ceci : A chaque consultant est appropriée une fkhe^ sur laquelle » à chacune de ses visites, on inscrit, s*il y a lieu, les symptômes qu'il présente et le traitement prescrit; cela, bien entendu, d'une faijon ultra*sommaire et seulement à titre de renseignements. Exemple : à telle date, plaques muqueuses; à telle autre, iriUs; à telle autre céphalée, etc* Puis (dans une colonne consacrée au traitement), à telle date, protoiodure; à telle autre, iodure de potassium » etc.

Chaque malade se trouve donc avoir de la sorte, sur une fiche personnelle, tout son dossier pathologique et thérapeutique inscrit chronologiquement. Avec ce système, pas de crainte d'erreurs, non plus que doublis, sur le diagnostic, les antécédents, le traitement, révolution morbide, etc*

Eh bien, je dis — et je dis par longue expérience — que ce système est parfalL J'ajouterai même, en ce qui concerne la syphilis» qu'il e^t nécessaire, indispensable,

D abord, c'est la méthode couHe, expédiiivei par excellence. Car, i\ laide d'une fiche (qui, conservée dans les cartons du service, se retrouve tout aussitôt sur Tindication d'un nom, d'une date ou d^un numéro), le médecin sait immédiatement h quoi s'en tenir sur son malade. D'un simple coup d'œil jeté sur cette fiche, il voit h la fois ce que ce malade a préscnlé comme symptômes et ce qu'il a fait comme traitement. De la sorte, une minute au plus lui suffit pour connaître toute T histoire du consultant, tout son bilan h la fois morbide et thérapeutique. Tandis que, s'il a besoin (faute de ren*

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seignements écrîls) de renouveler à chaque consultation Tinlerrogatoîre du malade au triple point de vue des sympl<^n3es antérieurs, des traitements antérieurs et de la chronolog'ie de tout cela, plusieurs minutes au moins seront nécest^aires h la difficile reconstitution de lout ce passé pathologique, sans parler même de*s risques d'erreurs^ de contradiction&, d'oubliB, elc.

En second lieti, le système îles flches est parliculièremont indispensable au traitement de la syphilis (je ne dis pas des accidents sj'[>h il i tiques, re qui est lout dîlTérenl), et cela parce que ce traitement est un traitement de longue haleine, devant durer ties années, devant élre dirige d'une façon méthodique, et exigeanl» pour être dirigé de la sorte, une connaissance comphVle des antécédeols morbides, des cures antérieures et de leur chronologie, etc. Or, allez donc demander des rensrignetnenls de cet ordre à la mémoire des malades î Essayez donc de reconstituer tout cet ensemble de par ce que vous en dira le principal intéressé! Et surtout comparez àTiocertitude d'une telle anamnèse la précision rigoureuse, impeccable, de documents écrils !

lautlle d'insister, je crois, car révidence ici slmpose,

VI IL — La délivrance gmiaite des médicaments prescriLs à la consultation externe fait partie intégrante du système. C*est là une charité bien entendue, intelligente, profitable, de laquelle il faut remercier Tadministratiou de rAwsistance pul)lique.

Deux remarques cependant, très diflérentes Tune de Tau ire, doivent trouver place ici,

r Pourquoi exclure de cette charité les malades .^ qui ne peuvent ustifier de six moi^ de résidence è Paris r* ? Celte restriction soulage bien peu le budget administratif, et en revanche elle court risque d*ôtre parfois très préjudiciable, comme dans un cas que voici i Une misérable femme arrive de proviure avec une lésion goinmeuse dti voile palaliii pour laquelle je lui prescris à la consultalion de Saint- LouLs une forte dose d^iodure de potassium. Huit jours après, elle me revient avec le voile aljsolument fendu et partiellement détruit. Je m'étonne que Tiodure n'ait pas produit ce qu'il a coutume de produire en pareil cas. « Mais je n'en ai pas pris, me dit-elle; on û*a pas voulu m'en donner avec votre bon parce que je n'habite pas Paris, et je n'avais pas d'argent pour en acheter. >j (!) ^ — De pareilles choses ne doivent pas se produire.

2" D'autre part, celte charité administrative, la délivrance gratuite des médicaments, est une de celles dont le publie abuse le plus. Que de gens reçoivent leurs médicauients de Thôpital, alors qu'ils auraient parfait€*raent les moyens de les acheter chez le [>harmacien! El de môme pour les bains. A ce point île vue, je suis certain qu'il y aurait de grosses économies h faire sur ce chapitre de dépenses qui grève

CONCOURS SF

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