‹ Prophylaxie de la syphilisChapitre 13 sur 123 · ARMÉE ET MARINE · texte numérisé non relu

ARMÉE ET MARINE

seils pour son traitcinenl ultérieur el de compléler sa guérisou (l). Au Lutal, limiter la durée (I*uu Irattemeui aulisyphililiqne à la durée tl*hosjijlaliï!atiou nécessaire à la guérlson de lel ou lel accident passager de la diathè&e, constitue une pratique al^surde en prineipe et désastreuse comme résullats. On se borne à cela cejïendanl dans rélal de choses acIueL De louLe évidence» et d'un aveu unanîmei c'est autre chose qu'illaut faire. Mais quoi donc, en définitive?

Eh Lien, le plus simplement du monde, ne pourrait-on pas imiter pour rarniée ce qui se passe dans Je civil ?

Dans le civil, lorsqu'un malade de nos hôpitaux nousquitte, après guéri son d*un chancre par exemple ou de quelque autre accident spécifique, nous lui donnons avis qu'il doit encore ou poursuivre son Irailemcnt ou le reprendre de lemps à autre; et, pour lui en fournir les moyens, nous le faisons inscrire à ce qu on appelle en style d 'administra Liou hospitalière le (raiUmenl exlerne. C'est-à-dire que ce malade» sans avoir besoin d*ôtre hospitalisé de nouveau, aura la faculté de continuera être traité par nous aussi longtemps que nous le croirons nécessaire, avec la faveur de recevoir gratuîlement de rhôpilal tous les remèdes que nous lui prescrirons.

Pourquoi donc ne pas instituer quelque chose de semblable pour le traitement de la sypliilis dans Tarmée? Pourquoi donc les soldats n*auraienî-ils pas eux aussi, comme nos malades, leur traitement externe an sortir de Thôpilal, avec cette seule ditTérence que ce traitement serait dirigé pour eux non plus, comme dans le civil, par les médecins des hôpitaux, mais par les médecins de lear cor pal

Dira-t-on que les exigences du service militaire sont incomjïatiblcs avec un traitement médical? Cette objection en tout cas tomberait devant tes deux considérations suivantes, à savoir : 1* que le traitement de la syphilis (sauf accidents majeurs) est généralement des plus simples, puisqu'il consiste en rabsorplion quotidienne de quelques pilules mercurielles ou de quelques cuillerées dlodure de potassium; et 2° qu'il y aurait à citer (preuve péremptoire et décisive en Tespèce) quantité d*exemples où ce traitement a pu ôtre guiyi sous les drapeaux, sans le moindre préjudice pour les obligations diverses du service miltbaire.

Presque toutes les dispositions prophylactiques qui précédent ne sont pas moins applicables à la marine qu'à l'armée de terre.

Mais en outre, relativement à la marine^ votre Commission vous propose le double vreu que voici :

l** Il serait à désirer qu'à bord des bâtiments de guerre une visite médicale de Téquipage fût faite avant l'arrivée dans chaque port,

(1} L^odure de potassium (If ure déjà dmn^ tu noinencl attire des « mpdw»menti d'infirmerie ré^irjienîaire ». Ser«ii-cc uaebien grossç mnovalton que d'y m traduire Jeiiiei€ure7

PROPHYLAXIE PUBLtQUE OE LA SYPHILIS.

afin cl*interdipe la commuaicalion avec la terre aux hommes qui seraient reconnus contaminés,

"2" Il est absolument essentiel que dans toutes les villes du littoral^ notamment dans les grands ports de guerre ou de commerce, un service régulier et rigoureux soit institué pour la surveillance et la visite médicale des prostituées, en vue de prévenir les contaminations que contractent si fréquemment les marins dans les porls de relâche ou de débarquement.

VU

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